Un sacré Ramdam à Tournai !
Du 17 au 27 janvier, le festival du film qui dérange est de retour pour une 15e édition de haute volée à l'Imagix.

- Publié le 15-01-2025 à 13h02

Du 17 au 27 janvier prochains, le Ramdam fêtera son 15e anniversaire en présence de nombreux invités. À commencer par sa fidèle marraine Lubna Azabal, présente depuis la première édition en 2011. L'actrice bruxelloise viendra notamment défendre deux films : festival du film qui dérange". Ou plutôt 35 000 "spect-acteurs", comme aiment les appeler les organisateurs de l'événement : l'Imagix, la télé locale Notélé, la Ville de Tournai, la Maison de la culture de Tournai et le Conseil de développement de la Wallonie picarde.
Du 17 au 27 janvier prochain, le Ramdam fêtera son 15e anniversaire en présence de nombreux invités. À commencer par sa fidèle marraine Lubna Azabal, présente depuis la première édition en 2011. L'actrice bruxelloise viendra notamment défendre deux films : Maldoror de Fabrice Du Welz (relecture très personnelle de l'affaire Dutroux à voir en salles dès le 22/1) et Rabia de Mareike Engelhardt (sortie le 12/2), tous deux présentés en Compétition.
31 films en Compétition
Comptant pas moins de 31 films, la Compétition débutera avec The Strangers'Case. Porté notamment par Omar Sy, ce drame sur les réfugiés syriens sera présenté en ouverture du Ramdam ce vendredi soir, en présence de son réalisateur, l'Américain Brandt Anderson. La Compétition se clôturera 10 jours plus tard, en même temps que le festival, avec A Bicylette !. Réalisateur de Mine de rien en 2020, le Français Mathias Mlekuz signe ici une auto-fiction sous la forme d'un road-movie à deux roues de l'Atlantique à la mer Noire, sur les traces de son fils disparu…
Entretemps, les spectateurs auront pu découvrir en avant-premières quelques pellicules attendues, dont Mexico 86, le nouveau film de Cesar Diaz (Caméra d'or pour Nuestras madres à Cannes en 2019), avec Bérénice Bejo dans le rôle de sa mère.

Côté français, on pourra voir Jouer avec Le Feu (en salles le 29/1) des soeurs Delphine et Muriel Coulin, qui avait valu le prix d'interprétation à Vincent Lindon à la Mostra de Venise pour sa composition d'un père impuissant face à la dérive fasciste de l'un de ses fils. Après la question du consentement dans Slalom (avec Noée Abita et Jérémie Renier), Charlène Favier propose, elle, dans son nouveau film Oxana, le portrait de l'Ukrainienne Oxana Chatchko, l'une des fondatrices du mouvement féministe Femen, au destin tragique. Quand Aude-Léa Rapin s'essaye à la science-fiction avec Planète B, emmené par Adèle Exarchopoulos.
Mais la nouvelle génération bleu-blanc-rouge n'est pas en reste, avec trois premiers longs métrages très singuliers : l'intrigant September Says d'Ariane Labed (la femme de Yórgos Lánthimos), La Pampa d'Antoine Chevrollier et le haut en couleurs Les Reines du Drame d'Alexis Langlois.
Également au menu, le très beau Berlin, Eté 42 d'Andreas Dresen, Aïcha du Tunisien Mehdi M. Barsaoui (découvert avec Un fils avec Sami Bouajila en 2020), The Outrun de l'Allemande Nora Fingscheidt (Benni), avec Saoirse Ronan, ou encore My Favourite Cake des Iraniens Maryam Moghadam et Behtash Sanaeeha (auteurs du Pardon en 2021).

Documentaires et cinéma belge
Parmi les 12 documentaires présentés dans une compétition dédiée, on trouve deux films belges : L'Acier a coulé dans nos veines de Thierry Michel (qui retrace l'histoire de la sidérurgie liégeoise de John Cockerill à la fermeture du dernier haut-fourneau en 2003) et Hold on to Her, évocation exemplaire de l'affaire Mawda par l'artiste flamand Robin Vanbesien. Mais aussi Riefenstahl, passionnant portrait de la cinéaste chantre du régime nazi signé Andres Veiel, ou Voyage à Gaza de l'Italien Piero Usberti. Lequel sera présent à Tournai pour évoquer sa rencontre, en 2018, avec de jeunes Palestiniens de son âge.
Hors compétition, on pourra aussi voir en avant-première avant sa sortie en salles le 29/1, Strip-tease Intégral, collection de cinq épisodes inédits de l'émission culte de la RTBF réalisés par Jean Libon, Yves Hinant (le duo derrière Le Flic, la Juge et l'Assassin et Ni juge, ni soumise) et quatre réalisatrices françaises.
Le samedi 18 janvier, la journée sera consacrée au cinéma belge. Outre Rabia et Maldoror, seront également montrés BXL, premier long du chorégraphe flamand Ish Ait Hamou et de son frère Monir qui sort ce 22/1, l'iconoclaste Aimer Perdre des frères Harpo et Lenny Guit (déjà derrière l'improbable Fils de plouc en 2021) et Au bord du monde de Sophie Muselle et Guérin Van de Vorst (découvert avec La Part sauvage, son premier long avec Vincent Rottiers en 2017).
Les 18 et 19 janvier, se déroulera le Week-end Côté Courts, consacré aux courts métrages belges et internationaux. À cette occasion, on découvrira les résultats de Balance ton Short, concours de courts métrages amateurs de moins de 2 min, réalisés avec des caméras de poche (smartphone, GoPro…). À noter que Notélé proposera également une sélection de courts métrages qui dérangent.
Reprises à gogo
À côté d'une très large programmation scolaire, le Ramdam permettra également de revoir sur grand écran, sous l'étiquette "Ramdam belge et international", de nombreux films récents. Tels que les films belges La Nuit se traîne de Michiel Blanchart, Une part manquante de Guillaume Senez et Julie zwijgt de Leonardo Van Dijl. Mais aussi la Palme d'or Anora de Sean Baker, Emilia Pérez de Jacques Audiard (grand gagnant des Golden Globes), L'Histoire de Souleymane de Boris Lojkine, Vingt dieux de Louise Courvoisier ou The Substance de Coralie Fargeat.
Enfin, parmi les expositions qui accompagnent le festival, on ne manquera pas celle du Musée de Beaux-Arts de Tournai, qui propose une expo d'œuvres inédites de James Ensor. Visites guidées le samedi 25/1 à 14h30 et 16h.
- Du 17 au 27 janvier à l'Imagix de Tournai. Rens. et programmation : www.ramdamfestival.be. Tickets : 9,20-9,80€ (1,25€ Article 27). Passes : de 30€ (étudiants) à 95€ (VIP toutes séances).