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Pourquoi le plan séquence de "Snake Eyes" de Brian De Palma est une leçon de cinéma et du "mensonge 24 images par seconde"

Série été : le plan-séquence au cinéma. La série "The Bear" l'a utilisé tout un épisode. Alejandro González Iñárritu sur la durée d'un film. Cet été, nous évoquons le Graal des réalisateurs : le plan-séquence. Séquence n°5 : Brian De Palma et "l'ambiguïté immanente au réel".

Le plan-séquence de Brian De Palma
©D.R.

Le théoricien français du cinéma, André Bazin, a vanté le plan-séquence comme reflet de "l'ambiguïté immanente au réel". Le plan séquence se défait "des facilités du montage, […] sans morceler le monde […], sans couture de la réalité". (Qu'est-ce que le cinéma, éd. Cerf, 1985)

Selon Jean-Luc Godard, "le cinéma, c'est la vérité 24 images par seconde". Et pourtant, dans Week-End (1967), Godard enfume en quelque sorte le spectateur. Un couple de Parisiens part à la campagne. Il se retrouve dans un embouteillage et se dispute avec les automobilistes qu'ils tentent de doubler.

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