"Plein Soleil", "Le Guépard"... Douze films d'Alain Delon à voir en ligne
La plateforme La Cinetek met en avant une large sélection de films avec l'acteur disparu le 18 août.

- Publié le 29-08-2024 à 09h42

La Cinetek rend hommage à Alain Delon, disparu le 18 août dernier. Douze films du large catalogue de la plateforme des cinéphiles sont disponibles à la location ou l'achat (pour rappel : La Cinetek n'impose pas de contracter un abonnement, la création d'un compte gratuit suffit).
La sélection balaie l'essentiel de la carrière de l'acteur. Chronologiquement, on démarre avec Plein Soleil de René Clément (1959), qui impose la beauté magnétique d'Alain Delon. Souvent négligé, le bien nommé L'Éclipse de Michelangelo Antonioni (1961) rappelle l'ancrage italien de la carrière de l'acteur, resté très populaire dans la péninsule. Delon y incarne l'amant de Monica Vitti. Le film est, aussi, un marqueur de la carrière du réalisateur avant ses films internationaux d'avant-garde à partir de la fin de la décennie.
Italie, toujours, avec l'incontournable et monumental Le Guépard de Luchino Visconti (1963). Mélodie en sous-sol d'Henri Verneuil (1963) place Delon en présence de Jean Gabin – passage de témoin générationnel dans un film représentatif de la large veine "truand" de la carrière de celui qui est alors devenu une star. Les Aventuriers de Robert Enrico (1966) emmène Delon, Lino Ventura et Serge Reggiani au Congo, en quête de fortune.
Les films de Melville
De la veine des films de truands, ceux de Jean-Pierre Melville avec Delon sont incontournables – notamment parce que le réalisateur les a bâtis pour et autour de l'acteur. L'emblématique et séminal Le Samouraï (1967) n'a rien perdu de sa sublime rigueur, jusque dans sa gamme couleurs.
De même, Le Cercle rouge (1970) reste un modèle de film de casse cité en exemple des États-Unis au Japon. Delon y côtoie Yves Montand, Gian Maria Volontè et y affronte Bourvil, en commissaire, dans le seul rôle dramatique de sa carrière (qui est, aussi, le dernier). La séquence, sans dialogue et en temps réel, du casse d'une bijouterie, place Vendôme, est un joyau.
Enfin, Melville fait passer Delon de l'autre côté de la barrière, en lui donnant le rôle-titre d'Un Flic (1972). Cet ultime film du réalisateur, un peu moins abouti dans son intrigue, permet à Delon de côtoyer Catherine Deneuve, dans un petit rôle, mais déterminant.
Le relatif contre-emploi dans Le Professeur de Valerio Zurlini (1972) montre Delon enseigner la poésie et la peinture. Le meilleur de la carrière d'Alain Delon se ponctue avec le magistral Monsieur Klein de Joseph Losey (1975) qui n'a rien perdu de sa pertinence historique ni de ses qualités dramatiques.
La liste des disparus encore présents pour le tour de table de Les Acteurs de Bertrand Blier (2000) s'allonge : Delon y retrouvait Jean-Paul Belmondo, Michel Galabru, Michael Lonsdale, Jean-Pierre Marielle, Michel Piccoli, Maria Schneider, Michel Serrault, Jacques Villeret, Jean Yanne, Jean-Claude Brialy…
