Icon payantArticle réservé aux abonnés

À Cannes, Léa Drucker prisonnière d'un désir interdit dans "L'Été dernier" de Catherine Breillat

Ce jeudi soir en Compétition du 76e Festival de Cannes, la cinéaste française a offert un remake du film danois "Queen of Hearts", avec une Léa Drucker aussi troublante que Trine Dyrholm dans l'original.

« L’Été dernier » de Catherine Corsini, avec Léa Drucker et le jeune Samuel Kircher. Un thriller familial intense présenté en Compétition du 76e Festival de Cannes en mai 2023.
« L’Été dernier » de Catherine Breillat, avec Léa Drucker et le jeune Samuel Kircher. Un thriller familial intense présenté en Compétition du 76e Festival de Cannes en mai 2023. ©D.R.

Cela fait dix ans qu'on avait plus eu de nouvelles de Catherine Breillat, depuis Abus de faiblesse, avec Isabelle Huppert, dans lequel elle mettait en scène l'escroquerie dont elle avait été victime, au lendemain de son AVC en 2005, par Christophe Rocancourt. Mardi soir à Cannes, la cinéaste était de retour, en Compétition, avec L'Été dernier, nouveau portrait de femme dépendante de ses passions emmené par une formidable Léa Drucker.

Remake de Queen of Hearts de la Danoise May el-Toukhy en 2019, le 14e long métrage de la Française est nettement moins sulfureux et explicite que ses films chocs Romance ou Anatomie de l'Enfer (tous deux avec Rocco Siffredi en 1999 et 2004). Il n'en appartient pas moins pleinement à la filmographie de Breillat qui, film après film, n'a eu de cesse d'interroger le désir féminin. Tandis que, par le sujet qu'il aborde, L'Été dernier reste un film audacieux.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...