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Dans la boîte noire de l'acteur

Tout en évoquant ses souvenirs, d'enfance surtout, Gabriel Byrne ouvre les portes de sa mémoire émotionnelle.

Gabriel Byrne se souvient avec précisions de ses parents, de ses voisins de Dublin, et chacun est, en quelque sorte, un fantôme qui habite en lui, le hante.
Gabriel Byrne se souvient avec précisions de ses parents, de ses voisins de Dublin, et chacun est, en quelque sorte, un fantôme qui habite en lui, le hante.

Vous ne voyez pas très bien qui est Gabriel Byrne ? Ses mémoires ne vont pas vous aider.

Brièvement, il évoque ses premiers pas au cinéma, à la dure, chez John Boorman, dans Excalibur. Au détour d'une phrase, il cite Miller's Crossing des Coen et se rappelle la projection triomphale de The Usual Suspects à Cannes. On apprend aussi qu'il a tenu le rôle du psy dans la version américaine de En thérapie.

Mais quand on dépose son livre, on n'en sait guère plus sur sa carrière et encore moins sur les réalisateurs et les partenaires qu'il a croisés en 80 films. Pas d'anecdotes croustillantes à raconter, ni d'indiscrétions éclairantes à partager. Et pourtant, on a le sentiment de le connaître intimement et, même, d'être entré dans sa boîte noire d'acteur.

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