Icon payantArticle réservé aux abonnés

"L'étendard sanglant est levé" de Benjamin Dierstein : un polar impressionnant sur les coulisses du pouvoir français

Deuxième tome d'une trilogie politique sur la France des années 70-80, "L'étendard sanglant est levé" met en lumière la force de frappe de son auteur, Benjamin Dierstein.

Sébastien Ministru
Benjamin Dierstein
Benjamin Dierstein © Jean-Philippe BALTEL / FLAMMARION

Massif, tentaculaire et body buildé, le projet Bleu, blanc, rouge compte déjà deux tomes qui pèsent lourd (793 et 912 pages) et impressionnent dans le paysage du polar, même si Benjamin Dierstein évoque "un format bâtard", préférant – à juste titre – ne pas cataloguer son travail. "Si je devais me situer, je me situerais dans la case d'American Tabloïd, je m'en suis tellement inspiré…, avoue-t-il. J'avais envie de faire un American Tabloïd à la française, même si ce n'est pas mon livre préféré de James Ellroy. American Tabloïd met en scène des personnages réels – J. Edgar Hoover, Howard Hugues, JFK… Mon idée était d'écrire sur une période précise de l'histoire contemporaine – fin 1970, début 80 – et d'en faire une saga en reprenant certains personnages de ma trilogie précédente (Échos des années grises, parue entre 2018 et 2022 – NdlR) et de les montrer plus jeunes. J'avais envie de faire un tableau de la France où on verrait comment fonctionne le système intérieur de Beauvau (le ministère de l'Intérieur – NdlR), en évoquant les flics qui ont des relations avec les syndicats, avec les politiques – surtout à ce moment particulier – en 1981 – de l'alternance politique qui arrive après des années où la droite était au pouvoir."

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...