Des animateurs en héros de contes
Après le flop des "60 secondes du Colisée" à la rentrée en access prime time sur France 2, Olivier Minne revient à l'antenne en tant que comédien et producteur. Au travers d'Olivier Productions, il a à nouveau réuni une quarantaine d'animateurs et journalistes de France 2 pour une expérience inédite. En 2005, il tentait l'aventure du théâtre, avec "Un fil à la patte" de Georges Feydeau, sur une mise en scène de Francis Perrin.
- Publié le 22-12-2007 à 00h00

Correspondante à paris Après le flop des "60 secondes du Colisée" à la rentrée en access prime time sur France 2, Olivier Minne revient à l'antenne en tant que comédien et producteur. Au travers d'Olivier Productions, il a à nouveau réuni une quarantaine d'animateurs et journalistes de France 2 pour une expérience inédite. En 2005, il tentait l'aventure du théâtre, avec "Un fil à la patte" de Georges Feydeau, sur une mise en scène de Francis Perrin. En 2006, il repartait avec ce dernier et la même équipe pour monter un projet plus audacieux : une opérette, "Trois jeunes filles nues" d'Yves Mirande, Gustave Quinson, Albert Willemetz et Raoul Moretti. Cette année, le producteur met la barre encore plus haut en s'attaquant à un autre genre : la fiction.
Imaginée il y a six ans déjà par Minne pendant sa traversée du désert, "Trois contes merveilleux" ( ( est une adaptation de trois contes de Charles Perrault et des frères Grimm. Dans le parc du château de Ferrières, Pierre Bellemare, conteur inimitable, déroule tour à tour les aventures de Blanche-Neige, de Barbe Bleue et de Cendrillon. Dans un style assez décalé, ces contes sont revisités par la réalisatrice Hélène Guétary et les coscénaristes Henri Debidour et Alexandre Toulet.
Laffont terrifiant
Olivier Minne les qualifie de "récits épiques, romantiques, parfois durs. Mon parti pris, avance-t-il, était de m'approcher au plus près des histoires d'origine. Nous sommes donc parvenus à préserver la dimension familiale des contes, sans pour autant les édulcorer."
Une fois de plus, animateurs et journalistes parviennent à faire illusion : on notera la performance d'Anne-Gaëlle Riccio en douce Blanche-Neige et de Marie-Ange Nardi en horrible reine noire; de Patrice Laffont, terrifiant en Barbe Bleue et de Valérie Payet dans le rôle de sa femme Adélaïde; de Sarah Lelouch interprétant la pure Cendrillon dont le prince, Olivier Minne, tombe amoureux, au grand dam de la belle-mère marâtre de Cendrillon (Catherine Ceylac) et de ses demi-soeurs Javotte (Frédérique Courtadon) et Sidonie (Eglantine Emeyé), mais pour le plus grand bonheur de sa marraine (Sophie Davant). On retrouve encore, en vrac, Stéphane Bern, Françoise Laborde, Arnaud Poivre d'Arvor, Tex, Eve Ruggieri, Philippe Lefait, Nelson Monfort, Thierry Beccaro, David Martin, Jérôme Bonaldi ou Gérard Holtz. Un petit jeu de cache-cache dans lequel il n'est pas toujours aisé de les reconnaître.
Dans l'ensemble, du premier au dernier rôle, ils apportent tous une note d'humour et de modernité à ces contes indémodables, où le bien triomphe forcément sur le mal et le bonheur est toujours, si l'on se donne la patience d'y croire, à portée de main. Pour parfaire le tableau, Olivier Minne ne s'est pas moqué des téléspectateurs en allant chercher Mimi Lempicka pour les costumes (elle a apposé sa griffe sur "Le Grand Bleu" et "Nikita" de Luc Besson ou "Immortel" d'Enki Bilal) et Jean-François Varlet pour la direction artistique et la musique du film. L'an dernier, "Trois jeunes filles nues" avait réuni pas moins de 4,3 millions de téléspectateurs. La prochaine folie du producteur : une sitcom ou un programme court.
