Un été de fictions à l'ombre des romans en fleurs

- Publié le 05-07-2019 à 16h04

"Revois tes classiques" propose La Trois. L'été démarre avec "Guerre et Paix" à 21 h 05.Tous les vendredis de l'été, La Trois propose au public de la RTBF de découvrir une série de fictions inspirées de classiques de la littérature, tels Le Silence de la mer de Vercors avec les acteurs Thomas Jouannet et Michel Galabru ; Bel Ami de Guy de Maupassant avec Sagamore Stévenin et Claire Borotra ; La Peau de chagrin d'Honoré de Balzac avec le Belge Thomas Coumans et Annabelle Hettmann ou encore Le Temps des secrets de Marcel Pagnol avec Armelle Deutsch et Pierre François Martin-Laval.
Ce vendredi, c'est ni plus ni moins que le Guerre et Paix de Léon Tolstoï qui ouvre la marche. Soit une série en quatre épisodes coproduite par l'Allemagne, la France, l'Italie, la Russie et la Belgique. Quatre épisodes qui en valent huit, chacun durant 1 h 40.
De nombreuses adaptations cinéma et télévisées se sont déjà attaquées au roman-fleuve de Léon Tolstoï. Cette fois, la caméra a été confiée à Robert Dornhelm qui filme avec beaucoup de rigueur et de majesté le destin des Rostov et des Bezoukhov, deux familles de la noblesse prises dans le maelstrom des campagnes militaires de la Russie au début du XIXe siècle, notamment contre l'ennemi Napoléon.
L'histoire est celle de l'amitié entre deux hommes que tout oppose : l'intransigeant et ambitieux prince André Bolkonski (Alessio Boni) qui ne rêve que de gloire et de liberté et son ami Pierre (Alexander Beyer), fils bâtard reconnu par son illustre père, le comte Bezoukhov, sur son lit de mort. Devenu riche et courtisé, Pierre ne rêve que de réformes agraires et éducatives afin d'améliorer le quotidien des serfs qui vivent sur ses terres. Au grand dam de son épouse, Hélène Kouraguine, qui veut surtout briller en société et se révèle aussi intrigante et manipulatrice que l'est son père.
En décembre 2017, France 2 programmait la flamboyante mini-série en six épisodes produite par la BBC. Même si certaines modifications à l'œuvre originelle avaient été en partie décriées, le résultat avait été largement salué à l'international.
Cette coproduction internationale se veut plus fidèle et plus classique. À l'image du prince Bolkonski, les héros de cette saga historique paraîtront sans doute un peu raides aux jeunes générations auxquelles cette fiction pourrait s'adresser, leur permettant de découvrir un pan parfois oublié du patrimoine littéraire européen.Karin Tshidimba