Ça va swinguer en Wallonie

Le staff était au grand complet, à la Raffinerie (Bruxelles), pour présenter le Festival de Wallonie 2004, tenu entre le 27 juin et le 12 octobre, à travers six branches locales - sept avec Bruxelles -, rassemblées sous la bannière "Danses et Rythmes".

Martine D.Mergeay

Le staff était au grand complet, à la Raffinerie (Bruxelles), pour présenter le Festival de Wallonie 2004, tenu entre le 27 juin et le 12 octobre, à travers six branches locales - sept avec Bruxelles -, rassemblées sous la bannière "Danses et Rythmes" et chacune dotée d'un sous-titre évocateur: "Le Ballet des Muses" pour Namur (musique vocale et musique ancienne), "Eurythmies" pour Saint-Hubert (grandes formations et romantisme), "Toute musique est danse" pour Stavelot (musique de chambre), "Les plaisirs de Terpsichore" pour Liège (musique ancienne pure et dure), "Rebondissements" pour le Brabant wallon (piano et musique de chambre), "Rythmes et danses en Hainaut"... pour le Hainaut (la plus prospective et la plus imprévisible des six).

Transversale Steve Houben

En tout, soixante-cinq concerts où de multiples ponts seront lancés entre les musiques extra-européennes, la world, le rock, le jazz et les percussions, d'une part, et la musique dite classique, de l'autre. Avec, en invité d'honneur, Steve Houben. Ce champion du grand écart, formé à la musique classique, à la flûte et à la composition contemporaine avant de se distinguer dans le saxo et le jazz à un niveau international, est aujourd'hui un de nos musiciens les plus actifs et les plus créatifs, compositeur, arrangeur, interprète, fondateur de l'ensemble Panta Rhei ("tout coule", disait le philosophe grec) et professeur au Conservatoire de Bruxelles, l'ensemble étant décrit dans le film "L'Ange et le Rebelle" qui vient de lui être consacré (RTBF). Avec l'imagination et l'habileté qu'on lui connaît, Steve Houben a bâti la transversale qui porte son nom, flanqué de ses amis musiciens, Panta Rhei,'k Voel Me Belg, le Belgian Stars Jazz Quintet, le Quatuor à cordes Thaïs, l'ensemble Millenarium, Boyan Vodenitcharov, les percussionnistes Afro de la MC de Tournai etc. pour des programmes forts et originaux, balisant tout le festival.

Outre cette transversale houbénienne, le festival propose une série de concerts orientés vers de nouveaux publics - plus jeunes, plus branchés et parfois plus populaires - grâce à des spectacles innovants telle "Qui passa per la strada", reconstitution d'une fête de la Saint-Jean à la Renaissance, imaginée par Michel Keustermans, avec la Cetra d'Orfeo et un groupe de jongleurs et de danseurs (27 juin à Namur), grâce à l'implication des académies et des conservatoires dans des coups de coeur (4, 17, 25 juillet et 1er août à Saint-Hubert), grâce à de grandes fêtes musicales, ouvertes et diversifiées (1er août à Stavelot), grâce encore à la création de l'"Opéra Pompier" de Viktor Kissine, opéra burlesque et familial... (12 octobre au Parc à Mitraille à Court-Saint-Etienne).

Objectif à moyen terme : après les revers qui valurent l'annulation du concert du 21 juin, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, reprendre et consolider la maîtrise financière, et resserrer le festival dans le temps, tout en maintenant le nombre de concerts.

Webhttp://www.festivaldewallonie.be

© La Libre Belgique 2004

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