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Kantorow, seul chef de ses concertos

Éblouissante démonstration du pianiste français dans Brahms à Bozar.

Nicolas Blanmont
(FILES) French pianist Alexandre Kantorow poses during a photo session in Paris on January 13, 2022. French pianist Alexandre Kantorow received the instrumental soloist (soliste instrumental) during the 31th annual Victoires de la musique classique (Classical music award) ceremony at the Opera Berlioz Le Corum in Montpelliere southern France, on February 29, 2024. (Photo by JOEL SAGET / AFP)
(FILES) French pianist Alexandre Kantorow poses during a photo session in Paris on January 13, 2022. French pianist Alexandre Kantorow received the instrumental soloist (soliste instrumental) during the 31th annual Victoires de la musique classique (Classical music award) ceremony at the Opera Berlioz Le Corum in Montpelliere southern France, on February 29, 2024. (Photo by JOEL SAGET / AFP) ©AFP or licensors

Avant (vendredi) et après (dimanche) d'entendre la Troisième symphonie de Brahms et la pièce de Benoît Mernier jouées par l'OPRL et Gergely Madaras, la grande salle Henri Le Bœuf du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles accueillait l'Orchestre national de Belgique, régional de l'étape, pour jouer une autre symphonie de Brahms, ses deux concertos pour piano et même deux autres pièces contemporaines rendant hommage au précité.

Pierre Fontenelle, une voix puissante et douce

De la Deuxième symphonie en ré majeur op. 73, on ne gardera pas un souvenir inoubliable. On admire certes la cohésion et la précision des musiciens de l'ONB, tout particulièrement dans l'Allegro con spirito final, et il faut sans nul doute donner acte à leur directeur musical de tout le travail de préparation en amont. Mais pour le reste, force est de reconnaître que la conception de l'œuvre proposée par Antony Hermus reste assez plate, un manque d'imagination que vient souligner en creux l'invraisemblable numéro du chef hollandais au pupitre : gestes exagérés que les musiciens ne regardent même pas, mimiques insistantes qui semblent avant tout destinées aux spectateurs, Hermus, entre histrionisme musical et théâtralité décorative, en fait tellement trop qu'on finit par être gêné de cette ostentation inutile et par regarder ailleurs.

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