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Ma nuit au musée avec Haendel

Christophe Rousset sauve un "Orlando" vocalement faible et scéniquement raté.

Nicolas Blanmont
Zoroastre est un gardien de musée.
Zoroastre est un gardien de musée. ©Théâtre du Châtelet Thomas Amouroux

En l'espace de deux ans, Haendel créa à Londres trois opéras inspirés du fameux Roland furieux de l'Arioste : Ariodante et Alcina en 1735 et, dès 1733, Orlando (rien à voir avec le héros de Virginia Woolf). Les trois ouvrages ont en commun leur source, mais aussi l'importance qu'y tient la magie : Orlando s'ouvre d'ailleurs par une confrontation entre le preux Roland, rôle créé par le fameux castrat Senesino, et le magicien Zoroastre, qu'Haendel écrivit pour la non moins célèbre basse Antonio Montagnana. C'est dire qu'on attend d'emblée deux chanteurs d'exception, d'autant qu'il n'y a que peu de personnages, et bien moins de péripéties dans Orlando que dans les deux autres cités.

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