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"L'Amour de Danaé": contre Midas, Jupiter se dépasse

À Munich, un opéra de Strauss des plus rares superbement servi, sous l'impulsion du Belge Serge Dorny.

Nicolas Blanmont
Pollux, roi des marchés (Vincent Wofsteiner): comme une allure familière...
Pollux, roi des marchés (Vincent Wofsteiner): comme une allure familière... ©Bayerische Staatsoper Geoffroy Schied

Richard Strauss a donné à son avant-dernier opéra, L'Amour de Danaé, la qualification de "Mythologie joyeuse". Achevé en 1941, l'ouvrage aurait dû être créé en 1944 à Salzbourg pour fêter les 80 ans du compositeur si, suite à l'attentat manqué contre Hitler, Goebbels n'avait interdit toute représentation théâtrale. Directeur du festival, Clemens Krauss dut se contenter d'une répétition générale semi-publique. La création n'eut lieu que huit ans plus tard, toujours à Salzbourg, mais à titre posthume : Strauss s'était éteint entretemps, le 8 septembre 1949.

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