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Hotel Metamorphosis : si Vivaldi avait rencontré Ovide

Un foisonnant pasticcio confère théâtralité à la musique du Prêtre Roux

Nicolas Blanmont
Echo (Lea Desandre) en conversation animée avec Orfeo (Angela Winkler)
Echo (Lea Desandre) en conversation animée avec Orfeo (Angela Winkler) ©Salzburger Festspiele Monika Rittershaus

En 1999, Cecilia Bartoli avait été la première star à consacrer un disque aux airs d'opéra de Vivaldi. Mais si le mouvement ainsi lancé a déclenché nombre d'intégrales discographiques depuis un quart de siècle, les opéras du Prêtre Roux restent rares à la scène. C'est que, explique Barrie Kosky, s'il composait avec une incroyable richesse mélodique et des harmonies raffinées, il manquait à Vivaldi l'instinct dramatique dont était capable Haendel. D'où l'idée du metteur en scène australien de réaliser un pasticcio, un collage de ses meilleures compositions, vocales mais aussi instrumentales, et de le mettre au service d'un texte éprouvé : les Métamorphoses d'Ovide.

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