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Benvenuto Cellini, le génie sans surmoi

Berlioz et Cellini avaient en commun d'être des artistes disruptifs, leurs œuvres portent la trace de la transgression.

Camille De Rijck
"Persée tenant la tête de Méduse", du sculpteur Benvenuto Cellini, dans la loggia des Offices, place de la Seigneurie, à Florence.
"Persée tenant la tête de Méduse", du sculpteur Benvenuto Cellini, dans la loggia des Offices, place de la Seigneurie, à Florence. ©Wikicommons

Inimaginable ce qui gravite comme génies à Florence au XVIe siècle. Moines illuminés, scientifiques, théoriciens de la politique, poètes réunis en sociétés secrètes, princes, prélats et – surtout – sculpteurs et peintres. S'il reste de la majorité des artistes de cette époque ce que les registres de la ville en conservent (leurs fiches de paie) et ce que Giorgio Vasari – lui-même peintre –, premier historien de l'art, veut bien en révéler dans sa somme des Vies des plus illustres peintres, sculpteurs et architectes (ouvrage infiniment biaisé), Benvenuto Cellini (1500-1571), lui, a raconté sa vie dans ce qui est communément considéré comme la seule autobiographie substantielle d'une artiste de la Renaissance.

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