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Le chœur des esclaves, plutôt deux fois qu'une

À Anvers, un "Nabucco" puissant et émouvant.

Nicolas Blanmont
Un Nabucco en costume d'aujourd'hui (Daniel Luis de Vicente)
Un Nabucco en costume d'aujourd'hui (Daniel Luis de Vicente) ©OBV Annemie Augustijns

Sur papier, on pourrait presque être tenté de s'enfuir avant le lever de rideau. Rien qu'en lisant le programme. Dix pages consacrées à un "Aperçu chronologique de l'œuvre théâtrale" de la metteuse en scène comme s'il s'agissait d'une star absolue, et dix autres d'une interview de l'intéressée avec en exergue des déclarations aux allures d'enfoncement de portes ouvertes : "Comme artiste, vous avez l'obligation de communiquer avec votre public au jour d'aujourd'hui, en relation avec ce qui se passe dans le monde maintenant. Une fois que vous êtes sur scène, c'est ici et maintenant."

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