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Lucrezia Borgia, entre duos intenses et tableaux de genre

L'opéra de Donizetti d'après Victor Hugo revient à l'ORW à Liège.

Nicolas Blanmont
Jessica Pratt (Lucrezia) et Dimitry Korchak (Gennaro)
Jessica Pratt (Lucrezia) et Dimitry Korchak (Gennaro) ©ORW J. Berger

Dans Russians – dont il a emprunté toute la musique à Prokofiev –, Sting chante : "J'espère que les Russes aiment leurs enfants aussi." La question de la face humaine des méchants a, de longue date, inspiré les artistes. En 1833, Victor Hugo l'avait mise au centre de sa pièce Lucrèce Borgia, révélant l'amour sans limite de la fille illégitime du futur Pape Alexandre VI, empoisonneuse cruelle qualifiée de "difformité morale la plus hideuse, la plus repoussante, la plus complète", pour Gennaro, le fils qu'elle aurait eu avec son frère. La même année, Gaetano Donizetti fit du drame hugolien un de ses opéras les plus sombres, créé à la Scala de Milan.

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