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Pas de choc frontal pour "L'Enlèvement au sérail"

Equilbey dirige un Mozart lumineux et pétillant.

Nicolas Blanmont
Les quatre évadés rattrapés par le Pacha Sélim
Les quatre évadés rattrapés par le Pacha Sélim ©Vincent PONTET Théâtre des Champs-Elysées

Parmi les sept opéras dont on considère qu'ils représentent la maturité de Mozart, six sont fréquemment à l'affiche. La flûte enchantée est un blockbuster du répertoire lyrique, les trois ouvrages sur des livrets de Lorenzo Da Ponte (Les Noces de Figaro, Don Giovanni et Cosi fan tutte) sont des valeurs sûres et les opéras seria (Idomeneo et La Clemenza di Tito) sont à la mode, car ils permettent de poser des questions sur le pouvoir et les dirigeants. Par contre, L'Enlèvement au sérail, créé à Vienne en 1782, se fait rare. En Belgique, les dernières productions scéniques remontent à 2013 (Liège), 2010 (Anvers) et 1999 (La Monnaie) : c'est sans doute que les opéras qui, comme celui-ci (ou plus encore L'Italienne à Alger de Rossini), abordent les relations entre cultures occidentales et orientales, sont devenus tellement sensibles aujourd'hui qu'ils sont soit complètement déformés, soit même abandonnés.

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