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Ersan Mondtag en orbite, Strauss en victime collatérale

Le metteur en scène à succès transpose "Ariane à Naxos" sur une autre planète.

Nicolas Blanmont
Mondtag créée un Naxos comme on ne l'a jamais imaginé
Mondtag créée un Naxos comme on ne l'a jamais imaginé ©Thomas Aurin Salzburger Festspiele

Dans le petit monde de l'opéra toujours en quête de sang frais, Ersan Mondtag est la nouvelle coqueluche : né en 1987, initialement identifié comme artiste plasticien, le metteur en scène allemand d'origine turque a d'abord œuvré dans le théâtre parlé avant d'arriver au lyrique en 2020. Et c'était en Belgique, où l'Opéra flamand lui a confié un très convaincant Der Schmied von Gent, avant de le réinviter pour une autre rareté (Der Silbersee de Kurt Weill) puis, plus récemment, pour un grand titre du répertoire (Salome de Strauss). Entretemps, c'est avec un autre ouvrage peu fréquent (Antikrist du Danois Ruud Langgaard) que Mondtag a fait sensation à Berlin et avec le DVD qui a suivi, attirant l'attention internationale : Rome, Lyon et Vienne l'ont invité depuis, à telle enseigne qu'on n'a pas été surpris de voir Salzbourg lui confier Ariadne auf Naxos cet été, et Bayreuth suivre le mouvement en l'annonçant pour son prochain Parsifal en 2027.

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