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Laus Polyphoniae et les voix d'Europe en 1600

Le festival anversois entend démontrer que la musique se garde bien de suivre l'air du temps.

Camille De Rijck
Nicolas Achten, fondateur de l'ensemble Scherzi Musicali © Fille Roelants
Nicolas Achten, fondateur de l'ensemble Scherzi Musicali Fille Roelants ©Fille Roelants

Certes, on y voit moins de ministres, mais Laus Polyphoniae a vraiment acquis le statut de Tomorrowland de la musique ancienne, tant sa programmation concentre tout ce qui fait frémir la scène européenne. Autrement, bien entendu, mais avec la même intensité.

L'évolution de la musique est consubstantielle à l'Histoire et à la géopolitique. Nombre de grands compositeurs, employés corvéables à merci de puissants seigneurs, circulaient de cour en cour comme autant de signes extérieurs du raffinement de leur protecteur. C'est pourtant cette image de compositeurs-pions que Laus Polyphoniae entend, cette année, bousculer.

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