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"Otello", grand spectacle garanti

L'avant-dernier opéra de Verdi revient à Liège.

Nicolas Blanmont
Jago (Roman Burdenko) en crowdsurfing sur ses six clones
Jago (Roman Burdenko) en crowdsurfing sur ses six clones. ©ORW J. Berger

S'il n'est pas rare de voir un opéra commencer par une grande scène de chœur, peu atteignent immédiatement un niveau aussi paroxystique que l'Otello de Verdi. Fi de l'ouverture orchestrale habituelle : en trois minutes, les chœurs (en effectif renforcé) passent de l'espoir à l'angoisse et du désespoir à la joie, le tout avec un orchestre survolté qui déchaîne orage, vents et tempête. Dans la nouvelle production de l'Opéra de Liège, les voix sont disposées sur trois niveaux et l'impact théâtral de cette scène s'en trouve encore accru. L'imposant décor unique de Bruno de Lavenère figure une cour intérieure dont les murs sont garnis d'escaliers et de coursives, ce qui permet d'utiliser tout le cadre de scène, de jardin à cour et de bas en haut.

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