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Comment transformer un opéra italien en opéra français?

Opéra. En faisant "Le siège de Corinthe", Rossini s'empara de Paris.

Nicolas Blanmont
Vasilisa Berzhanskaya, éblouissante Pamyra
Vasilisa Berzhanskaya, éblouissante Pamyra ©Rossini Opera festival

Le Festival de Pesaro est définitivement une institution d'utilité publique, et de haut niveau. Été après été, il défriche et approfondit la connaissance d'un corpus cohérent (la quarantaine d'opéras composés par Gioacchino Rossini entre 1806 et 1828), avec un juste équilibre entre drames et comédies. Et si Bayreuth, autre festival monothématique centré sur un seul compositeur, affiche toujours les dix mêmes titres et laisse de côté les raretés – ce n'est que cet été, pour son édition jubilaire, qu'on y donne le délaissé Rienzi (La Libre du 28 juillet) – Pesaro laisse autant de places aux raretés qu'aux blockbusters, avec un même niveau d'excellence vocale que n'atteint pas toujours la verte colline bavaroise.

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