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Une "Alcina" à savourer les yeux fermés

Du Haendel brillant entre pole dance et bondage à l'opéra de Lille.

Nicolas Blanmont
Adèle Charvet (Ruggiero) au pays du grand n'importe quoi
Adèle Charvet (Ruggiero) au pays du grand n'importe quoi ©Opéra de Lille Simon Gosselin

Après avoir passé près d'une vingtaine de saisons en résidence à l'opéra de Lille quand il était dirigé par Caroline Sonrier, le Concert d'Astrée y revient aujourd'hui à l'invitation de la nouvelle directrice, Barbara Eckle. Au menu cette fois-ci : Alcina de Haendel, un opéra qu'Emmanuelle Haïm, fondatrice et cheffe de l'orchestre sur instruments anciens, connaît particulièrement bien pour l'avoir déjà dirigé plusieurs fois.

Musicalement, c'est une merveille. Parce qu'Haïm a cette capacité indispensable de caractériser chaque air dans une œuvre qui passe sans cesse d'un climat à un autre, parce qu'elle tient et emmène parfaitement ses (excellents) musiciens mais sait aussi faire sonner chaque détail ou chaque pupitre quand la partition les met en évidence (ah, ces cors dans Sta nell'Ircana pietrosa tana !!), et parce qu'elle veille amoureusement sur ses chanteurs en leur facilitant autant que possible le travail.

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