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Finales du Concours Reine Elisabeth : Clara Dietlin, les vertus de l'humilité

La candidate française privilégie dialogue et narration.

Nicolas Blanmont
Clara Dietlin of France pictured during the proclamation of the twelve finalists of the 2026 Queen Elisabeth Cello Competition, at the Brussels' Flagey concert hall, Saturday 16 May 2026. This year's edition of the competition for career-starting musicians takes place from 4 May to 10 June. BELGA PHOTO MARIUS BURGELMAN
Clara Dietlin, une des finalistes venue de la Chapelle Reine Elisabeth ©Belgaimage

Clara Dietlin est la première des trois "artistes en résidence "(on ne dit pas "étudiants" ni "élèves") de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth à se produire dans ces finales. Dans Four Odes to the Tidings of Flowers, elle propose un ordre des mouvements inédit, à reculons depuis l'automne : automne-été-printemps-hiver. Mais, au-delà de ce déroulé – qui, on peut le dire maintenant à mi-course, n'a pas une influence déterminante sur le résultat –, ce qui frappe c'est l'attitude de la candidate face à l'imposé de Fang Man : une attitude humble, sans volonté de domination, et qui prend son temps. Aux antipodes d'Ettore Pagano quelques minutes plus tôt, la Française ne s'inscrit pas dans la puissance mais dans une subtilité qui cherche moins à asséner des réponses qu'à poser des questions. La maîtrise technique est là – fût-ce à une vitesse moins élevée – mais elle est plus discrète. Vitesse ? Plus alanguie dans les mouvements lents, Dietlin accélère dans Ode to Plum, au point de le boucler en huit minutes, comme Pagano, mais avec pour elle un total de 22 minutes.

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