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Pour fuir la grisaille, nos trois spectacles coups de cœur

Du Shakespaere revisité, un portrait entre douceur et révolte, et une symphonie de jeux de mots.

"Hamlet", "Pieds nus" et "Ma 9e Symfolie".
"Hamlet", "Pieds nus" et "Ma 9e Symfolie". ©Marc Debelle/Alice Piemme/Bartolomeo La Punzina

★★★★ Hamlet

Un gars tue ton père, ce gars devient le nouveau roi, tu fais quoi ? Être ou ne pas être un meurtrier

Où Bruxelles, National – 02.203.53.03 – www.theatrenational.be Quand Jusqu'au 1er février Et aussi Du 6 au 15 février au Vilar (LLN) et les 19 et 20 février à Tournai

Le classique de Shakespeare a-t-il vraiment 425 ans ? La mise en scène et l'écriture de Christophe Sermet nous servent un Hamlet vigoureux par la qualité du texte revisité avec intelligence, le tout orchestré dans une dramaturgie sans grandiloquence, au service du sens profond de l'œuvre. Pas d'instrumentalisation du texte pour coller à l'actu, par contre, cet immense talent de la Compagnie du Vendredi pour faire entendre l'universalisme le plus nu qui réside dans la quête du jeune Hamlet. Sur scène, les comédiens passent les habits d'Hamlet (Adrien Drumel), Ophélie (Zoé Schellenberg), Laërte (Franceso Italiano), avec une humanité désarmante. La mise en scène est décapante : pas de longueur, rien d'anachronique. Et on rit par-dessus le marché ! (A.V.)

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