L'ambition scoute, faire le bien
Un édito de Dorian de Meeûs.

- Publié le 30-07-2024 à 23h59
- Mis à jour le 31-07-2024 à 11h50

"La meilleure manière d'atteindre le bonheur est de le donner aux autres." L'Anglais visionnaire Robert Baden-Powell en était convaincu lorsqu'il fonda le scoutisme en 1907. Ce mouvement de jeunesse n'a eu de cesse de s'internationaliser, se multiplier et se diversifier. La Belgique, adepte d'un scoutisme "pour" les jeunes "par" les jeunes, peut être fière d'être le pays au monde avec proportionnellement le plus de citoyens engagés volontairement dans le scoutisme. Cette tradition, loin de la maison, des écoles et des écrans, fait presque partie de notre ADN, qu'on vienne des villes ou des champs, de Flandre ou de Wallonie. Elle résonne aujourd'hui dans tous les milieux sociaux et dans toutes communautés religieuses.
En ce dernier jour de juillet, réjouissons-nous que 180 000 jeunes aient pu profiter des 5 500 camps organisés cet été loin de l'agitation du monde. Cet engagement social est rendu possible grâce aux 20 000 animateurs et organisateurs bénévoles mobilisés dans les différentes filières tout au long de l'année. Cet idéal scout, ce dynamisme remarquable et cette transmission essentielle de valeurs aussi simples que fondamentales sont une chance, un atout. Le scoutisme offre aux enfants et adolescents les espaces de liberté et d'échange dont ils ont besoin pour grandir, se découvrir et s'épanouir. Ces filles et garçons, confrontés à l'engagement, au respect de la nature et des autres, au développement de leur personnalité, au sens des valeurs humaines et spirituelles, influenceront la société de demain.
Se dépasser et faire don de soi, ne se fait pas toujours sans blessures, sans pleurs ou sans heurts, ni sans d'inévitables dérapages, mais ces piliers resteront des fondations inégalées dans des vies personnelles, professionnelles et sociétales régulièrement bousculées.
Cet incroyable dynamisme sans cesse renouvelé serait impossible sans la confiance des parents. Elle est essentielle, mais forcément fragile. Les chefs et les responsables d'unités le savent. Ils le démontrent lorsqu'ils remettent en question certaines dérives (alcool, totémisations…).
Espérons que ces scouts, guides et Patros restent fidèles à leurs rêves partagés, et à leur engagement individuel de faire le bien autour d'eux. De manière authentique et désintéressée.