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Pierre Marcolini, meilleur pâtissier du monde: "Je vis un rêve éveillé. Mais cela n'a pas toujours été le cas…"

Voici l'histoire peu banale d'un petit garçon un peu perdu devenu meilleur pâtissier du monde.

Pierre Marcolini, meilleur pâtissier du monde: "Je vis un rêve éveillé. Mais cela n'a pas toujours été le cas…"
©Jean-Luc Flémal

Un artisan, une star

Une rue perpendiculaire à l'avenue Louise à Bruxelles. Un triplex dans une maison de maître. La capitale a des trésors cachés. Simplicité, calme et volupté. Une partie très design. L'autre plus ancienne. À l'image de Pierre Marcolini, qui aime puiser son art dans les traditions et innover.

Son parcours force l'admiration. Comme toutes celles et ceux qui, partis de rien, ont construit une œuvre.

Né à Charleroi, dans une famille de mineurs, élevé par sa seule mère, moqué à l'école pour ses origines italiennes, bagarreur, Pierre Marcolini se découvre à 14 ans, et peut-être même avant, une passion pour le chocolat. Apprenti ici et là, il a de l'or dans les doigts. Partout où il passe, les commandes décollent. Il prend son indépendance, travaille comme un dingue dans 30 mètres carrés. Un jour, il crée sa marque, qui s'installe d'emblée au firmament des chocolatiers. Il révolutionne et désucre la praline, il transforme le ballotin en plateau. Il refuse de se soumettre aux industriels et crée ses propres filières, choisit ses producteurs de fèves. Ses mots d'ordre : retour aux sources et authenticité : bean to bar, de la fève à la tablette.

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