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"L'objectif des hommes proféministes, c'est pas d'être félicité non plus !"

"C'est sûr que c'est plus rigolo pour les médias de faire le portrait d'un homme féministe que d'une femme féministe…" plaisante notre franc-tireur Francis Dupuis-Déri, qui n'est pas dupe du possible 'effet spectacle' de son essai. Précisément, la parole d'un homme qui réfléchit en féministe souligne la nécessaire dimension universaliste dans cette lutte d'oppression. Entretien.

FRANCIS DUPUIS DERI
FRANCIS DUPUIS DERI ©Remue-Ménage/Chloé Charbonnier

La symbolique du 8 mars a pris un tour différent ces dernières années dans un contexte qui a vu, parallèlement, les études de genre se multiplier dans les universités, et les bouches s'ouvrir dans les médias, pour dire les situations de domination dans lesquelles toutes les femmes se sont déjà trouvées. Aucun monde (professionnel, artistique, sportif) n'est exempté du hashtag #metoo, et pour cause, le système actuel ne permet pas une égalité des sexes, voire, induit une possible domination d'un genre sur l'autre.

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