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Pourquoi la Belgique n'arrive pas à faire face à la menace des drones : "Les intercepter est une course perdue, il faut s'autoriser à les détruire"

Les récents survols de drones au-dessus d'aéroports civils et de bases militaires ont montré toute l'impuissance de notre pays en la matière.

Drone monitoring barbed wire fence on state border or restricted area. Modern technology for security.
La Belgique a bien du mal à gérer cette nouvelle menace venue du ciel. ©Copyright (c) 2018 Kletr/Shutterstock. No use without permission.

"On a essayé de faire du jamming (du brouillage, NdlR) par un moyen électronique, on a essayé d'abattre le drone. Cela a été ineffectif". Dimanche, le ministre de la Défense Theo Francken (N-VA) semblait désespéré après le survol par des drones non identifiés de la base aérienne de Kleine-Brogel. Selon, lui la police a suivi l'un des drones avec un hélicoptère et deux combis. Sans succès." Après 20 kilomètres, ils ont perdu le signal".

Pourquoi le survol de drones inconnus représente un vrai danger pour la Belgique

Cet épisode l'illustre : la Belgique paraît bien désarmée face à cette nouvelle menace venue du ciel. "On a quelques moyens, mais pas assez", expliquait récemment le général Frédérik Vansina, chef de l'Armée belge, à La Libre. D'où l'urgence de se doter d'un plan anti-drone. Dans un premier temps, 50 millions d'euros vont être libérés pour "des systèmes de détection, de brouillage, et des moyens pour abattre les drones à courte portée". L'idée serait aussi de bien définir la chaîne de commandement en cas d'intrusion de drones hostiles. Pour l'instant, à la fois Skeyes, le contrôleur aérien du ciel belge, la police et la Défense peuvent intervenir, en fonction de la gravité de la menace.

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