Boucle du Hainaut : de nouvelles communes concernées par le tracé
Quatre communes font leur apparition sur le tracé potentiel de la Boucle du Hainaut, un projet qui suscite beaucoup d'opposition de la part des riverains.
- Publié le 24-11-2025 à 17h57
- Mis à jour le 25-11-2025 à 11h46

La Boucle du Hainaut est un projet de renforcement du réseau électrique belge porté par Elia, le gestionnaire du réseau haute tension. Le tracé, d'environ 85 km de long, concernait initialement 14 communes du Hainaut.
Le dossier devrait revenir dans l'actualité dans les jours qui viennent. En effet, les Commissions consultatives communales d'aménagement du territoire et de mobilité (CCATM) concernées doivent recevoir des informations sur le projet au cours de cette semaine.
Or Elia a adapté le projet de tracé de la Boucle du Hainaut. Comme nous l'a expliqué l'entreprise, l'étude d'incidence reprenait initialement un seul tracé, celui privilégié par Elia. Selon Loïc Biot, chef de projet chez Elia, l'ancien ministre wallon de l'Énergie, Willy Borsus (MR), avait privilégié cette option d'un seul tracé recommandé.
Mais, à la demande de l'administration wallonne et du nouveau ministre en charge du dossier, François Desquesnes (Engagés), d'autres tracés ont finalement été incorporés à l'étude d'incidence.
En ce qui concerne la partie ouest de la Boucle du Hainaut, les quatre options se chevauchent et il n'y a pas de grand changement. En revanche, il y a des différences significatives entre les quatre tracés, en ce qui concerne la partie est de la Boucle du Hainaut.

Rappelons qu'au départ, 14 communes étaient concernées par le tracé recommandé. Actuellement, avec les quatre options sur la table, 18 communes sont potentiellement touchées.
Ainsi, la commune de Silly n'est plus épargnée et pourrait potentiellement voir la Boucle du Hainaut emprunter son territoire. Plus au sud, ce sont les communes de Jurbise, Le Roeulx et Manage qui font leur apparition sur certains tracés.
Certaines communes épargnées ?
En revanche, certains tracés épargnent dorénavant 3 des 14 communes initialement touchées : Pont-à-Celles, Lens et Braine-le-Comte.
Loïc Biot insiste sur le fait que l'impact global du projet sera identique. Mais, en fonction du tracé qui sera choisi, certaines communes seront épargnées ou touchées.
Selon Loïc Biot, certains tracés sont meilleurs au niveau de l'impact sur le paysage mais moins bons en ce qui concerne, par exemple, la faune et la flore. Au total, sept critères font partie de l'étude d'incidence.
Le ministre François Desquesnes devrait prendre une décision, l'année prochaine, concernant l'inscription du projet au plan de secteur.
