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Un corridor aérien qui tient à un fil : "Si deux petits pays sont attaqués, on ne pourra plus aller en Asie"

Les compagnies européennes doivent se réorganiser pour assurer de fragiles liaisons vers l'Asie…

Boeing 777-224 (ER) aircraft of US airline United airlines flies past the Waxing gibbous moon over Frankfurt am Main, western Germany on March 2, 2026 on the eve of March full moon, also known as "Worm Moon". (Photo by Kirill KUDRYAVTSEV / AFP)
Les compagnies occidentales doivent trouver de nouvelles routes pour aller en Asie. ©AFP or licensors

C'est ce qu'on appelle un goulet d'étranglement. Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, l'immense majorité des compagnies occidentales ne survolent plus onze pays de la région, suivant une recommandation de l'agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne.

Selon l'organisme, les risques y sont "élevés" pour l'aviation civile. Conséquence ? Un mince couloir aérien, au nord de l'Iran, est désormais surchargé d'avions commerciaux. "Il y a vraiment des embouteillages pour l'instant sur ce corridor : tous les avions occidentaux désirant se rendre en Asie passe par là", explique l'officier pilote Cédric De Weerdt qui l'emprunte régulièrement avec "son" Boeing 747.

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