Comment les "agents" vont changer l'intelligence artificielle

Libre Eco week-end | Un simple dialogue avec ChatGPT peut déjà être vu comme une forme d'agent. Une chronique de Roald Sieberath, entrepreneur, investisseur pour Noshaq, professeur invité à l'UCLouvain et l'UNamur, et président de l'Agence du Numérique (Digital Wallonia).

Contribution externe
This illustration photograph taken on October 30, 2023, shows the logo of ChatGPT, a language model-based chatbot developed by OpenAI, on a smartphone in Mulhouse, eastern France. (Photo by SEBASTIEN BOZON / AFP)
Il y a véritablement une orchestration fascinante à regarder, même pour les plus blasés de l'IA. ©AFP or licensors

Avec des milliers de chercheurs au travail, l'intelligence artificielle (IA) avance à pas de géant. Depuis quelques mois une tendance prometteuse est l'architecture d'"agents" au sein de l'IA. Le concept même d'agent en intelligence artificielle est assez ancien : il consiste à orienter une IA en la pilotant au moyen d'objectifs, de règles, et en lui laissant trouver le chemin optimal pour répondre à ces contraintes.

Un simple dialogue avec ChatGPT peut déjà être vu comme une forme d'agent : on améliore d'ailleurs son interaction en étant plus précis dans les contraintes et indications que l'on lui donne. Le fameux "art du prompt" consiste souvent à bien piloter l'IA en lui donnant des indications précises. Par exemple en demandant à l'IA d'incarner une fonction ou une compétence précise : "tu es un copywriter marketing expérimenté" ou "tu es un radiologue spécialisé en analyse de mammographie". Ces simples instructions permettent déjà d'améliorer considérablement le travail, qui va coller au mieux à cette consigne. On peut demander également à ChatGPT de réfléchir et retravailler son output : "Reformule-moi ce résultat dans le style de X, ou en prêtant attention à Y".

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