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Modération de la cyberviolence : l'intervention humaine est rarement aussi proactive que l'IA

Des chercheurs de plusieurs universités belges constatent que la modération sur les réseaux sociaux n'est ni suffisante, ni assez transparente.

Cyberharcèlement
La grande majorité des plaintes liées au cyberharcèlement est classée sans suite. ©Shutterstock

Un jeune sur trois âgé de 15 à 25 ans a déjà été victime de propos haineux en ligne ou de la diffusion de contenu à caractère sexuel. C'est l'une des conclusions de "@ntidote", une enquête menée par des chercheurs des universités d'Anvers, de Liège et de l'UCLouvain Saint-Louis Bruxelles.

La recherche, qui a interrogé plus de 2 800 jeunes Belges, révèle notamment que pour la période allant de 2016 à 2021, moins de 200 plaintes ont été déposées pour discours haineux en ligne et environ 400 pour diffusion non consentie de contenu à caractère sexuel. Un nombre très limité qui tranche nettement avec la fréquence des actes de violence en ligne chez les jeunes. Cerise sur le gâteau : la grande majorité de ces plaintes est classée sans suite. "Il est très difficile de déposer plainte et lorsqu'une plainte est déposée, trop d'obstacles empêchent l'affaire d'être portée devant un tribunal. Cela peut bien évidemment décourager encore davantage les victimes de se tourner vers la police", explique la professeur Catherine Van de Heyning (Université d'Anvers).

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