Adoption de l'IA : la Belgique se classe dans le top 5 européen
Plus d'une entreprise sur trois utilise des technologies d'IA. Il en va de même pour les particuliers.

- Publié le 09-06-2026 à 08h19

Que ce soit en matière d'accès à Internet, de commerce électronique, d'intelligence artificielle, d'analyse de données ou d'utilisation du cloud, la Belgique poursuit sa transition numérique et continue d'enregistrer des avancées significatives, "même si des disparités subsistent en matière d'accès au numérique, d'usages et de compétences numériques".
C'est la principale conclusion de l'édition 2026 du Belgian Digital Economy Overview que le SPF Économie publie ce mardi (https://news.economie.fgov.be/).
Les progrès sont particulièrement marqués sur le front de l'intelligence artificielle (IA). En 2025, 34,54 % des entreprises belges utilisaient au moins une technologie d'IA, contre 24,71 % en 2024. La Belgique dépasse largement la moyenne européenne, qui s'établit à 19,95 %, et figure désormais dans le top 5 européen en matière d'adoption de l'IA par les entreprises.
L'utilisation de l'IA varie toutefois fortement selon la taille des entreprises. Plus de trois quarts (76,41 %) des grandes entreprises utilisent déjà ces technologies, contre moins d'un tiers des petites entreprises (28,82 %). Le principal obstacle à l'adoption de l'IA par les entreprises est le manque d'expertise en interne.
Les Belges friands d'IA générative
L'adoption de l'IA progresse aussi rapidement dans les usages quotidiens des particuliers. En 2025, 33,53 % des Belges utilisaient des outils d'IA générative à des fins privées, un niveau nettement supérieur à la moyenne européenne (25,09 %).
Si l'on prend en compte l'ensemble des usages (privés, professionnels et éducatifs), 42,01 % des personnes âgées de 16 à 74 ans déclarent avoir utilisé un outil d'IA générative au cours des trois derniers mois.
Ne pas se contenter d'utiliser l'IA
Vanessa Matz (Les Engagés), ministre fédérale chargée du Numérique, se félicite de l'appétit des Belges pour l'IA. "Cette dynamique, nous devons maintenant la consolider, en nous dotant d'une stratégie ambitieuse et cohérente, pour que la Belgique ne soit pas seulement un pays qui utilise l'IA, mais aussi un pays qui la comprend, la maîtrise et contribue à son développement", souligne-t-elle.
"Le développement de l'IA doit se faire dans un cadre clair, protecteur et inclusif."
Pour la ministre, cela suppose de renforcer l'expertise sur notre territoire, de soutenir les talents, de faciliter l'accès aux capacités technologiques européennes et de construire un cadre de confiance. C'est précisément le sens de la future AI Antenna qui sera installée en Belgique : connecter notre pays au réseau européen de l'IA et soutenir le développement d'une IA utile, fiable et maîtrisée.
"Le développement de l'IA doit se faire dans un cadre clair, protecteur et inclusif, qui garantisse le respect de la vie privée, prévienne les biais et évite que la transition numérique ne creuse davantage les inégalités", insiste encore Vanessa Matz.