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"Il y a plus de malades de longue durée que de demandeurs d'emploi" : les femmes en première ligne des burn-out en Belgique

En 5 ans, le nombre de malades longue durée pour burn-out et dépression a explosé (+45 %). Les femmes sont les principales victimes de ce problème de société. La facture : 8,5 milliards par an.

Woman in home office, stressed, freaks out, Austria, Europe
En 5 ans, le nombre de malades longue durée pour burn-out et dépression a explosé (+45 %). Les femmes sont les principales victimes de ce problème de société. La facture : 8,5 milliards par an. ©imagebroker.com

"J'avais l'impression d'être en suspension dans ma vie, d'en être un spectateur absent, incapable de réagir", lance Eric (nom d'emprunt), la cinquantaine grisonnante. C'est venu insidieusement il y a 10 ans. Le contexte professionnel, très chargé, n'a pas aidé, mais j'avais une vie privée compliquée aussi. Un jour, j'ai craqué. C'était le vide absolu. Cela m'a progressivement valu deux ans de mise à l'écart de la compagnie d'assurances où je travaillais comme cadre. C'est dur. Vous avez l'impression d'être dépossédé de votre vie. Avec le temps, avec de l'aide, surtout de la famille, j'ai pu remonter la pente. Au boulot, les procédures d'accompagnement étaient trop formalistes pour être véritablement efficaces. Il a fallu que je change de boulot… Je ne remercierai jamais assez ma famille de m'avoir tiré du trou."

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