Les flexi-jobs ont un "impact négatif" sur le secteur des bus et cars
L'introduction des flexi-jobs, dans le secteur des bus et cars, a de graves conséquences sur l'emploi régulier et la sécurité sociale, s'inquiète mercredi l'organisation syndicale UBT-FGTB. Pas moins d'une heure sur quatre est ainsi prestée dans le cadre d'un flexi-job, un travail qui ne peut être effectué que par des travailleurs d'autres secteurs ou des pensionnés.

- Publié le 18-12-2024 à 18h20

"L'emploi régulier (-25 %) et la sécurité sociale (-10%) sont les deux grands perdants après une année de flexi-jobs dans le secteur des bus et des cars. Une heure prestée sur quatre est à mettre à l'actif d'un flexi-jobiste, ce qui entraîne une baisse de 10 % des cotisations ONSS perçues", estime le syndicat socialiste.
Dans le secteur des bus et cars, les chauffeurs choisissent de travailler à 4/5e et de compléter leurs revenus avec un flexi-job.
"L'augmentation rapide du nombre de flexi-jobs crée un semblant d'emploi et d'insertion, mais les chiffres prouvent le contraire. Bien que le nombre d'heures prestées augmente dans le secteur des bus et des cars, nous constatons une baisse d'au moins 20% de l'emploi régulier, en particulier parmi les chauffeurs de poids lourds. De plus, 25% des prestations dans le secteur des bus et des cars sont actuellement assurées par des flexi-jobistes", explique Tom Peeters, secrétaire fédéral adjoint Transport routier & logistique.
"Dans le contexte actuel de crise budgétaire que connait notre pays, il est irresponsable d'introduire les flexi-jobs dans tous les secteurs. Il faudrait même faire l'inverse: miser sur l'emploi régulier, car c'est bien cette piste qui permet de générer des revenus supplémentaires et de créer de l'emploi", insiste Frank Moreels, président de l'UBT-FGTB.
Selon l'UBT-FGTB, les cotisations versées à l'ONSS ont diminué à hauteur de 7,5 millions d'euros en 2024 depuis l'introduction des flexi-jobs le 1er janvier.