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L'Europe veut-elle la peau de sa sidérurgie ?

D'après le président d'Eurofer, l'Europe garde encore quelques éléments positifs qui pourraient être mis à mal par une modification de politique environnementale qui pourrait mener à des pertes d'emplois. Cet épouvantail est régulièrement agité par les entreprises européennes les plus émettrices de gaz à effet de serre. Analyse.

Dominique Simonet et G.T.
A long exposure photo shows the Salzgitter AG factory in Salzgitter, Germany, 25 September 2013. Germany's second largest steel manufacturer has recorded big losses due to the crisis in the European steel market. Photo: JULIAN STRATENSCHULTE Reporters / DPA
A long exposure photo shows the Salzgitter AG factory in Salzgitter, Germany, 25 September 2013. Germany's second largest steel manufacturer has recorded big losses due to the crisis in the European steel market. Photo: JULIAN STRATENSCHULTE Reporters / DPA ©Reporters / DPA

D'après le président d'Eurofer, l'Europe garde un avantage compétifif qui pourrait être mis à mal par une modification de politique environnementale.

A la veille du sommet européen, les 23 et 24 octobre prochain, Eurofer, l'association des entreprises sidérurgiques européennes, a publié une lettre ouverte dans divers journaux économiques, dont "L'Echo". Son objet est la mise en œuvre d'une vraie stratégie industrielle européenne et la préservation d'une compétitivité qu'un changement de politique environnementale risquerait de mettre à mal. En gros, si l'industrie doit payer, et trop cher, des quotas de CO2, la casse économique et sociale pourrait être dramatique.

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