Ces "produits gratuits" à l'achat des marques propres de Lidl
Libre Eco week-end | Lidl lance une attaque frontale contre les marques A
- Publié le 30-10-2022 à 10h06

L'occasion fait le larron. En temps de crise, les marques de distributeurs sont remises à l'honneur, c'est bien connu : moins chères, elles sont censément meilleures pour le portefeuille des consommateurs.
Delhaize a dégainé le premier : dès l'entame de l'été, l'enseigne lançait sa campagne aux P'tits Lions pour "soutenir le pouvoir d'achat des Belges", en appliquant des réductions de l'ordre de 5 à 30 % sur 500 produits de base à marque propre. Depuis, tous les distributeurs ont suivi, entonnant plus ou moins le même refrain, en s'attaquant plus ou moins vertement aux marques A. Plutôt plus chez Lidl.

Dans sa dernière campagne intitulée "N'économisez pas sur la qualité. Seulement sur le prix", la chaîne de supermarchés allemande met en avant ses "marques de qualité depuis 25 ans" et les oppose à des marques familières telles que Finish, Philadelphia ou Nutella. Parlant de l'iconique produit de Ferrero, les spots radio racontent que pour le même prix, on peut s'acheter un pot de pâte à tartiner aux noisettes, deux bananes et un paquet de crêpes : "Tous ces produits sont des marques propres de Lidl. Autrement dit, vous recevez les bananes et les crêpes gratuitement en ajout !"
Plusieurs produits de marques maison
Avec cette campagne, "en un clin d'œil, le consommateur comprendra qu'il peut acheter plusieurs produits de marques maison pour le prix de la marque A", explique Julien Wathieu, porte-parole de Lidl Belgique. Et de marteler : "Au travers de cette comparaison, nous voulons aider le client à faire ses courses avec un budget réduit sans qu'il doive faire de compromis sur la qualité."
Comme l'écrivait récemment le site spécialisé RetailDetail, les distributeurs ne se tirent-ils pas une balle dans le pied avec ce genre de campagne qui s'attaque frontalement à des marques qui sont souvent des "aimants à clients" ? "Les supermarchés sont pris en tenaille, estime Stefan Van Rompaey, rédacteur en chef de RetailDetail. D'un côté, ils doivent s'afficher en protecteurs du pouvoir d'achat des consommateurs ; de l'autre, ils ont besoin de l'argent généré par les marques. Une telle situation est intenable."