Grèves chez Ryanair : les syndicats demandent à De Croo et Di Rupo "d'agir au plus vite"
Les pilotes belges de la compagnie aérienne seront en grève ces 14 et 15 août prochains à Charleroi. "Vu que personne ne semble vouloir faire respecter nos droits, nous n'avons pas d'autres choix", expliquent les représentants sociaux.

- Publié le 11-08-2023 à 13h20
- Mis à jour le 11-08-2023 à 16h28

Le document est signé par des représentants du syndicat de la CNE, de son homologue flamand, l'ACV Puls et de la Beca, l'association professionnelle des pilotes de ligne de Belgique. Il est adressé au Premier ministre Alexander De Croo (Open-VLD) et au ministre-président wallon Elio Di Rupo (PS) et évoque le contexte social tendu au sein de Ryanair en Belgique. Les pilotes de la compagnie aérienne basés à Charleroi s'apprêtent ainsi à partir en grève – les 14 et 15 août prochains – pour la troisième fois cet été. "Cela fait maintenant plusieurs années que nous dénonçons le non-respect par Ryanair des législations belges en matière de droit social et du droit du travail", explique la lettre." Nous avons organisé plusieurs grèves en 2018 au terme desquelles Ryanair s'était engagé à suivre ces législations".
Des "pieds de nez" à la législation sociale belge
Mais les représentants le regrettent : "Cinq ans après, la compagnie Ryanair retourne dans ses travers et conteste maintenant la légitimité de ces législations". Et les auteurs de la lettre de donner un exemple : les pilotes employés de la compagnie ont introduit une action judiciaire "et la compagnie décide d'imposer le retrait de ces actions en échange d'une nouvelle convention collective de travail". "De plus, la direction décide de manière unilatérale de dénoncer notre CCT signée durant le Covid et ce malgré l'impossibilité légale de le faire". Les syndicats parlent de "pieds de nez" à la législation sociale belge. "Nous n'avons pas eu d'autre choix que d'organiser plusieurs jours de grève dans le courant de cet été afin de démontrer notre mécontentement et dans l'espoir que nos droits soient respectés. Nous estimons qu'il n'est pas uniquement de notre ressort de faire bouger les choses, mais vu que personne ne semble vouloir faire respecter nos droits, nous n'avons pas d'autres choix".
"Les méfaits permanents de cette compagnie aérienne"
Les syndicats demandent ainsi à être reçus "au plus vite" par les deux représentants politiques afin de pouvoir exposer "plus en détail les méfaits permanents de cette compagnie aérienne". "Nous vous demandons d'agir au plus vite, dans le cadre de vos compétences, afin que cette entreprise cesse de se comporter comme si elle était au-dessus des législations", conclut le document.
