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Claire Munck (BeAngels) : "Quand les plus belles start-up belges partiront à l'étranger, il sera trop tard pour pleurer"

Le réseau belge d'investisseurs privés BeAngels n'a pas connu de recul de ses activités en 2023, année pourtant sombre pour le capital à risque. Bien au contraire. Claire Munck, patronne de BeAngels, nous dévoile le bilan de l'année écoulée et la stratégie pour 2024.

Claire Munck, CEO de BeAngels.
Claire Munck dirige le réseau BeAngels depuis dix ans. Un réseau qu'elle a professionnalisé et fait grandir. ©Bernard Demoulin

L'Invitée Éco |

Claire Munck a fêté, en septembre dernier, ses dix ans à la tête du réseau BeAngels. Mais cela fait déjà vingt ans que cette Bordelaise de 42 ans, installée à Bruxelles depuis le début des années 2000, évolue dans le monde des "business angels" (ces "anges d'affaires" ou "investisseurs providentiels" investissent une partie de leur patrimoine dans des sociétés innovantes à fort potentiel).

"Je suis devenue une vraie Bruxelloise !". Elle n'a pas encore 18 ans quand elle entre à l'Université McGill de Montréal. Elle y passera trois ans. "Je voulais être lobbyiste. À l'époque, cela signifiait de travailler à Washington ou à Bruxelles". Elle défendra, dans un premier temps, les intérêts du European Business Angel Network (Eban). En 2009, elle devient administratice de BeAngels Quatre ans plus tard, il lui est demandé de reprendre les rênes du seul réseau structuré de "business angels" en Belgique francophone.

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