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Super bonus, jet privé, distribution d'actions… Quand les salaires des CEO dérangent

Boeing, Stellantis, Carrefour, Solvay… Un vent de contestation souffle sur les rémunérations et super bonus de certains grands dirigeants de groupes cotés. Si le sujet est sensible et l'opposition parfois vive, les actionnaires frondeurs ont rarement le dernier mot. Voici pourquoi.

Portuguese businessman and CEO of auto giant Stellantis, Carlos Tavares arrives to attend an official state dinner as part of the Chinese president's two-day state visit to France, at the Elysee Palace in Paris, on May 6, 2024. The French president hosts his Chinese counterpart for a state visit on May 6, 2024, seeking to persuade the Chinese leader to shift positions over Russia's invasion of Ukraine and also imbalances in global trade. (Photo by Ludovic MARIN / AFP)
La rémunération annuelle de Carlos Tavares (Stellantis) pourrait atteindre 36,5 millions d’euros. ©AFP or licensors

La saison des assemblées générales (AG) des actionnaires est désormais ouverte. Un moment qui permet chaque année aux actionnaires, petits et grands, de faire entendre leurs voix sur tout ce qui touche à la vie de l'entreprise : sa stratégie, l'évolution de son cours de Bourse ou encore la politique en matière de dividendes. Mais de plus en plus, lors de ces AG, les actionnaires institutionnels, voire activistes ou les sociétés de conseil, mettent le management et le conseil d'administration des grandes entreprises cotées sous pression sur des enjeux liés à la bonne gouvernance, aux salaires et primes des dirigeants ou encore aux engagements durables. Un juste retour des choses alors que les entreprises n'arrêtent pas de mettre en avant leurs réalisations dans le domaine de la fameuse "Corporate Social Responsability", comme le disent les Anglo-Saxons.

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