"Comment savoir si le Hezbollah ne va pas envoyer un missile ?": ces compagnies annulent les vols vers le Moyen-Orient après l'escalade des tensions
De nombreuses compagnies aériennes suspendent les vols vers Tel Aviv, Beyrouth et Téhéran, entre autres. Brussels Airlines maintient les suspensions déjà annoncées.

- Publié le 27-08-2024 à 16h03
- Mis à jour le 27-08-2024 à 16h29

Les tensions accrues au Moyen-Orient, avec les craintes d'une expansion du conflit israélo-palestinien aux pays voisins, dont le Liban, poussent de nombreuses compagnies à suspendre les vols vers Tel Aviv, en Israël, ainsi que pour d'autres villes dans les pays voisins.
Parmi elles, Air France a récemment annulé ses vols vers Tel Aviv et Beyrouth (Liban), avant de les reprendre, mais KLM (même groupe) suspend les vols jusqu'au 26 octobre et la filiale low-cost Transavia jusqu'à mars 2025 pour ce qui concerne la liaison avec Tel Aviv.
Air Algérie a suspendu tous les vols jusqu'à nouvel ordre, tout comme Air India.
Lufthansa (Brussels Airlines, Condor, Eurowings…) a maintenu la suspension des vols vers Tel Aviv et Téhéran (Iran) jusqu'au 2 septembre et jusqu'au 30 septembre pour la liaison avec Beyrouth.
"Les problèmes de sécurité sont évidents."
"La guerre ne se calme pas"
Les autorités britanniques ont par ailleurs déconseillé les compagnies aériennes de maintenir les vols vers le Liban d'ici le 4 novembre, selon Reuters.
La compagnie britannique EasyJet a d'ailleurs interrompu les vols de et vers Tel Aviv jusqu'à fin mars 2025.
Les compagnies américaines Delta et United Airlines ont également suspendu les liaisons vers Israël jusqu'au moins le mois d'octobre, tout comme la compagnie espagnole Vueling.
Il est conseillé de consulter les sites web des différentes compagnies pour constater ou non des suspensions de vols.
De son côté, Didier Lebbe, permanent syndical CNE, a alerté ce mardi matin que le personnel de Ryanair ne voulait pas, dans une grande partie, reprendre les liaisons vers Tel Aviv, alors que le CEO Michael O'Leay vient d'annoncer la reprise de la connexion à partir du mois d'octobre. "Les problèmes de sécurité sont évidents. Et qu'en est-il des assurances ? On est dans un pays en guerre. Le personnel ne veut pas y aller. Comment savoir si le Hezbollah ne va pas envoyer un missile ? La guerre ne se calme pas, elle s'étend", déclare-t-il. "Au lendemain des attaques du 7 octobre 2023, leur service de sécurité avait déjà affirmé que tout allait bien. C'est lunaire", termine-t-il.
