Pourquoi BMW est à nouveau la marque la plus vendue en Belgique
La marque premium propose de nombreuses voitures électriques dans un marché qui aime le premium et les voitures électriques.

- Publié le 18-12-2024 à 17h51
- Mis à jour le 18-12-2024 à 17h53

Premier de classe en 2021, mais aussi en 2022 puis en 2023, encore et toujours en 2024 et sans doute à nouveau en 2025 tant son offre est diversifiée et en phase avec le marché belge : BMW n'en finit pas de dominer le classement des immatriculations des voitures neuves en Belgique, s'offrant une part de marché de 11,42 % sur les onze premiers mois de l'année, contre 10,4 % en 2023. Son plus proche poursuivant est le constructeur allemand Volkswagen (9,36 %).
Au-delà des statistiques officielles, Alexander Wehr, le CEO de BMW Belux, sort de sa manche un chiffre encore plus magique : les livraisons de voitures du constructeur bavarois devraient atteindre les 60 000 pour l'ensemble de 2024. Du jamais vu. De plus, la X1 devrait logiquement être la voiture la plus vendue en 2024, de quoi permettre au constructeur bavarois de cumuler les couronnes.
De quoi justifier le large sourire affiché par Alexander Wehr alors que l'industrie automobile européenne est plutôt en crise : baisse des ventes, plans de restructurations et fermetures d'usines sont devenus le quotidien du secteur sur fond d'incertitude sur l'électrification. "Chez BMW, nous investissons et nous recrutons", lance-t-il.
Bien sûr, BMW a de sérieux atouts dans son jeu. "Pour avoir un tel momentum, vous avez besoin d'une flotte complète". Surtout, c'est une marque premium avec une belle palette de véhicules électriques. Or, qu'est-ce qui marche en Belgique depuis le début de l'année ? Le premium – 35 % du total des ventes – et les voitures électriques – + 43 % dans le segment premium-, grâce aux flottes bien entendu.
En Belgique et au Luxembourg, le marché professionnel est le moteur de l'électrification."
Changement de cap chez Mini
Dans le segment premium, BMW (immatriculations en hausse de 3,06 %) est solidement ancré en tête devant Audi (-6,53 %) et Mercedes (-10,01 %). En termes de ventes de voitures électriques, BMW est devancé par Tesla et suivi par Volvo. "En Belgique et au Luxembourg, le marché professionnel est le moteur de l'électrification", constate-t-il.
Il l'est encore plus chez BMW. En septembre, les ventes de voitures électriques bondissaient à 62 % du total, pour 11 % aux véhicules hybrides. Les calculs sont vite faits : les voitures électrifiées représentent quasiment 75 % des ventes du constructeur bavarois en Belgique, les véhicules thermiques étant limités à une portion de plus en plus congrue.
Alexander Wehr explique aussi cette belle tenue de l'offre électrique par une approche prix intéressante. "Nos produits électriques sont très accessibles", assure-t-il. "Nous nous intéressons à tous les segments de clientèle. Le Salon de l'auto sera une belle opportunité pour discuter avec nos clients". Surtout, le prix, c'est le prix. BMW évite donc les mouvements de hausse et de baisse, sous-entendu comme d'autres. "La cohérence des prix est très importante pour maintenir la valeur de reprise". Et l'attrait de la marque.
Si le vent souffle dans les voiles de la marque BMW, Mini a par contre réduit la voilure cette année, du moins dans les chiffres. Les immatriculations sont en baisse de près de 30 % par rapport à la même période de l'année dernière.
"Pour les 65 ans de la marque, nous avons entamé inauguré sa renaissance", explique Gabriel Goffoy, General Manager de l'autre marque de BMW Group. La renaissance, c'est le lancement de nouveaux modèles. "Arrêter une production et en relancer une autre ne se fait pas du jour au lendemain". D'où un creux dans la disponibilité des voitures, ce qui explique que 2024 est à considérer comme une année de transition.
L'arrivée de modèles électriques (Countryman, Aceman, JCV) permet en tout cas à Mini de démarcher activement les flottes. "Il n'y a pas de véhicules de petite taille chez BMW. Nous sommes donc très complémentaires". Les ventes des voitures électriques sont d'ailleurs "presque à 100 % pour des entreprises".
Le particulier doit en tout cas s'attendre à une petite révolution : le prix n'est plus négociable. "C'est le même prix pour tout le monde depuis début octobre. Les clients sont très satisfaits du modèle de ventes". Les concessionnaires aussi, affirme Gabriel Goffoy. "Nous avons travaillé deux ans sur le dossier en partenariat avec nos concessionnaires". Le principe, comme chez Stellantis, c'est que le client achète directement auprès de la marque. Chez Stellantis, cela grince plutôt des dents dans le réseau.
