Vendre des parts de Proximus ? "Pas le bon moment pour le gouvernement", répond Stefan De Clerck
Proximus est "à la disposition" du gouvernement fédéral dans le cadre du financement d'un fonds belge destiné à la défense, a fait savoir le président de l'opérateur télécom semi-public en marge de la mission économique princière en Inde.

- Publié le 06-03-2025 à 07h16

Pour Stefaan De Clerck, ce n'est cependant "pas le bon moment pour le gouvernement" en raison d'un cours de bourse assez bas, mais appelé à reprendre vigueur dans les années à venir.
Face aux développements récents de la guerre en Ukraine et aux défis budgétaires, le gouvernement est à la recherche de solutions pour financer ses investissements dans la défense et atteindre le plus rapidement possible les 2% du PIB consacré à l'armée. L'une des pistes est de vendre une partie des participations de l'Etat dans des entreprises (semi-)publiques comme Belfius, bpost ou Proximus.
"C'est au gouvernement de décider. Nous sommes à leur disposition pour voir comment faire au mieux", répond Stefaan De Clerck, interrogé sur la question. "La valeur de l'action Proximus n'est cependant pas très haute, notamment en raison des importants investissements consentis (500 millions d'euros par an pour construire un réseau de fibre optique), du contexte avec le 4e opérateur... Pour le gouvernement, ce n'est pas le bon moment de vendre", estime-t-il.
Le président de Proximus en est convaincu, la valeur de l'action va remonter et il faut continuer le plan d'investissements en cours qui préparera l'opérateur pour des décennies.
Si le gouvernement devait finalement décider de vendre des parts, il faudra une concertation sur la manière de le faire et avec qui, insiste Stefaan De Clerck. Il faudra élaborer une stratégie commune, ajoute-t-il.
Il prévient ne pas vouloir en échange d'un "cimetière social" pour les quelque 13.000 travailleurs qu'emploie le groupe Proximus.
