Un entrepreneur français veut relancer la marque Tupperware en Belgique
Un entrepreneur français a annoncé mardi avoir racheté Tupperware France et vouloir relancer la marque dans plusieurs pays européens, dont la Belgique. On ignore encore quel sera l'impact sur l'emploi et si la relance de l'usine d'Alost fait partie de la transaction.

- Publié le 25-03-2025 à 11h46

Après des années de difficultés financières, le groupe américain, fabricant des légendaires boîtes alimentaires en plastique et emblème de la vente à domicile, s'était déclaré en faillite en septembre dernier, fragilisé par la concurrence à bas prix et l'essor de la livraison de repas, et également victime de la volonté des consommateurs de limiter leur consommation de plastique.
Un mois plus tard, Tupperware avait annoncé un accord avec ses créanciers, avec l'engagement de leur vendre la propriété intellectuelle "nécessaire à la création et à la commercialisation de la marque Tupperware", ainsi que la cession de certains actifs aux États-Unis et dans d'autres filiales étrangères, sans plus de précisions.
Dans la foulée, la société Tupperware France, détenue à 99% par Tupperware Belgium, avait été placée en procédure de sauvegarde.
Mardi, lors d'une conférence de presse à Paris, l'entrepreneur Cédric Meston, qui a cofondé le fabricant de substituts végétaux à la viande HappyVore, a annoncé avoir "racheté 100% de l'entreprise Tupperware France qui appartenait à une société belge". Il a annoncé le retour, dès le mois d'avril, de la marque iconique sur cinq marchés clés. Outre la France et la Belgique, il s'agit de l'Allemagne, de l'Italie et de la Pologne.
L'objectif est, selon l'entrepreneur, de sortir de la procédure de sauvegarde au mois de juin. D'ici là, il va présenter un plan de continuation de l'entreprise au tribunal de commerce de Nanterre, en France.
Cédric Meston reprend l'entreprise aux côtés des entrepreneurs Augustin Rudigoz et Aymeric Porte et en partenariat avec le management actuel, mené par Geoffroy Destexhe et associé à hauteur de 50% du capital.
Cette équipe de direction vise un objectif de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires fin 2025 sur les cinq marchés précités et entend bien y rassembler les 20.000 vendeurs indépendants, également appelés "conseillers culinaires".
M. Meston a également indiqué être en train de "renégocier" avec la maison mère américaine les licences d'exploitation et de distribution des produits de la marque Tupperware en France, Italie, Espagne, Belgique et Pologne, qui avaient été "coupées" en janvier en raison des difficultés du groupe.
"C'est une question d'heures, de jours" pour l'obtention de ce feu vert, a-t-il affirmé, sans donner de détails chiffrés sur les sommes en jeu pour ces licences, ni concernant le rachat de Tupperware France.
