Droits de douane : les États-Unis représentent 3 % des exportations alimentaires wallonnes
Comment les entreprises vont-elles répercuter ces taxes ?

- Publié le 28-07-2025 à 15h54

"L'aspect positif, c'est que l'on sait maintenant où on va", a réagi Philippe Henroz, président de Fevia Wallonie, la fédération des entreprises du secteur alimentaire à propos de l'accord douanier entre les États-Unis et l'Europe. C'est sans doute le seul. "15 %, c'est quand même trois fois plus qu'auparavant. Ce n'est donc pas une bonne nouvelle en soi".
Les États-Unis, c'est le quatrième partenaire commercial de l'industrie alimentaire belge, pour un montant d'environ un milliard d'euros (2,5 % du total des exportations). Pour les exportations wallonnes, le montant est de 189 millions sur un total de 5,7 milliards (3 %). Les frites puis les préparations à base de céréales comme les biscuits représentent plus de 80 % de ces exportations.
"L'approche de Donald Trump, c'est d'importer moins et d'aider les entreprises locales. Ce qui crée une disparité pour le même type de produits"
Un contexte déjà difficile
Pour le secteur, les négociations vont commencer avec leurs acheteurs américains alors que des commandes avaient été mises en attente dans ce contexte d'incertitude. "Des taxes douanières ou des taxes sur les emballages sauvages, pour les entreprises, c'est la même chose. C'est comment les répercuter dans le prix".
"L'entreprise qui a un produit à très forte valeur ajoutée pourra mieux gérer cette hausse des droits de douane. Pour les produits avec le moins de valeur ajoutée, qui font généralement les plus gros volumes, c'est un peu plus délicat. L'approche de Donald Trump, c'est d'importer moins et d'aider les entreprises locales. Ce qui crée une disparité pour le même type de produits".
Une mauvaise nouvelle qui intervient dans un contexte difficile : le chiffre d'affaires du secteur alimentaire wallon a baissé de 2,9 % à 11,3 milliards, dont 5,7 milliards à l'exportation (-3,9 %).
