Airbnb à Bruxelles : la quasi-totalité des logements sont loués illégalement
Une enquête de Bruzz révèle que plus de 90 % des logements entiers loués via Airbnb à Bruxelles sont proposés illégalement, faute de permis d'urbanisme et d'enregistrement officiel.

- Publié le 01-04-2026 à 08h29
- Mis à jour le 01-04-2026 à 13h04

Plus de 90% des logements proposés via la plateforme en ligne Airbnb à Bruxelles sont loués illégalement, révèle une enquête de Bruzz publiée mercredi.
Quiconque souhaite louer un studio, une maison, un appartement ou une villa à des touristes pour une durée maximale de trois mois à Bruxelles doit au préalable demander plusieurs attestations. Les loueurs doivent ensuite s'enregistrer auprès du service Bruxelles Économie et Emploi ainsi qu'auprès de l'administration fiscale bruxelloise.
Un document en particulier s'avère difficile à obtenir : le permis d'urbanisme, par lequel la Ville donne son accord pour changer l'affectation d'un logement et le transformer en hôtel ou en hébergement touristique. Les services compétents refusent généralement de le délivrer, afin de préserver le marché locatif privé destiné aux résidents permanents.
90% des logements
La grande majorité des loueurs choisit dès lors de proposer des hébergements via Airbnb sans permis d'urbanisme ni enregistrement officiel, agissant ainsi de manière illégale. Selon les calculs de Bruzz, qui a demandé à la Région les chiffres relatifs aux hébergements enregistrés et les a confrontés au nombre d'annonces actives sur Airbnb, cela concernerait au moins 90% de l'ensemble des logements entiers loués via Airbnb à Bruxelles. Bruzz ajoute qu'il s'agit vraisemblablement d'une sous-estimation.
Le ministre-président de la Région, Boris Dilliès (MR), également en charge du Tourisme, promet un renforcement des règles applicables à la location de logements entiers.
La réaction d'Airbnb
Suite à la publication de cet article, Airbnb nous a envoyé la réaction suivante ce mercredi matin : "Lorsque des procédures complexes rendent, en pratique, l'obtention d'un permis impossible, c'est un signal clair que le système ne fonctionne pas et doit être revu. Le progrès n'est possible qu'avec des règles qui fonctionnent réellement sur le terrain.Avec un nouveau gouvernement bruxellois, nous espérons qu'il y aura une opportunité de revoir le cadre de manière constructive. Nous restons prêts à dialoguer avec les autorités afin de garantir des règles équitables, compréhensibles et alignées sur les principes européens".
