Un secteur en particulier est toujours plus dépendant des flexi-jobs
L'horeca reste le principal utilisateur des flexi-jobs, mais a atteint un plafond. C'est dans le secteur du commerce que la progression est la plus forte, ressort-il des chiffres de l'ONSS sur les flexi-jobs et les jobs étudiants, cités dans L'Echo samedi.

- Publié le 27-06-2026 à 08h54

En 2025, la part totale de ces jobs dans le total des heures de travail rémunérées a encore progressé pour atteindre 3,39%. C'est deux fois plus qu'en 2017. L'évolution la plus significative se trouve dans le commerce, qui accueille aujourd'hui plus d'un tiers (34,2%) des emplois directs en flexi-jobs. Une proportion qui a doublé depuis la pandémie (17,7% en 2021). Certes, l'horeca reste le secteur qui a le plus gros appétit pour ces emplois flexibles, mais la stagnation observée depuis plusieurs années se confirme. Le compteur reste bloqué à 40%. Pour l'économiste Philippe Defeyt, qui a compilé ces chiffres, "cela montre qu'il y a aussi des contraintes, des limites à l'utilisation des flexi-jobs: même si l'on observe que certains employeurs n'utilisent que ce type de contrats , d'autres ne peuvent pas se le permettre, parce qu'ils entraînent aussi une forme d'incertitude par rapport au comportement des travailleurs".
Cette progression des flexi-jobs dans le secteur du commerce s'accompagne d'une baisse des jobs étudiants, ce qui peut indiquer le remplacement des uns par les autres. Dans l'horeca, flexi-jobs et étudiants représentent 27% du nombre total des heures rémunérées. Un chiffre non disponible pour le commerce.
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