Batibouw se vit comme une expérience
LIBRE IMMO | Responsable des relations publiques pour le salon de la construction, la rénovation et l'aménagement, Frédéric François en est le directeur depuis un an et demi. Il souhaite redynamiser le salon pour s'adapter aux nouveaux défis.

- Publié le 16-01-2020 à 12h52
- Mis à jour le 07-02-2020 à 14h40

LIBRE IMMO | Responsable des relations publiques pour le salon de la construction, la rénovation et l'aménagement, Frédéric François en est le directeur depuis un an et demi. Il souhaite redynamiser le salon pour s'adapter aux nouveaux défis.
LE SALON BATIBOUW, qui a fêté son 60e anniversaire l'an passé et se profile du 29 février au 8 mars sur le site de Brussels Expo, au Heysel, à Bruxelles, on peut dire qu'il le connaît. Très bien même. Il en a parcouru toutes les allées, il a rencontré les exposants, informé les journalistes… "Il me tient particulièrement à cœur. Je m'en occupe depuis près de vingt ans du point de vue des relations publiques. Cela me fait plaisir aujourd'hui de m'y impliquer plus encore", explique Frédéric François, qui a pris la direction du salon à la tortue depuis juillet 2018.
Cela fait, en fait, trente ans que ce dernier est actif dans le monde des foires et salons. "Je me suis formé sur le tas", confie-t-il. "Je me suis inscrit deux fois aux Facultés Saint-Louis à Bruxelles pour des études universitaires mais la formation théorique ne me convenait pas… J'ai trouvé du travail au sein de Brussels Expo et j'y suis resté dix ans avant de lancer ma société."
En 2001, il crée ainsi Two Cents-Advanced Fair afin de s'occuper de la communication de Batibouw. Au fur et à mesure, la société, qui emploie aujourd'hui une quinzaine de personnes, s'est développée. "Nous avons commencé à travailler également pour d'autres salons comme Agribex, Mobicar ou encore Seafood. Et grâce à Batibouw, nous avons développé un autre axe : la communication pour des acteurs du secteur de la construction."
Nouveau concept
Il y a un an et demi, Frédéric François rejoint Fisa à la demande de Philippe Lhomme, son président et actionnaire principal. "L'objectif était de redéployer plusieurs salons dont Batibouw, Cocoon ou le Salon des vacances", précise celui qui continue, en plus de ses responsabilités de CEO de Fisa, ses activités chez Two Cents.
Pour Batibouw, il a revu le concept du salon. "Il n'avait pas beaucoup évolué. Il fallait faire face aux défis du secteur de la construction, qui est en pleine mutation, ainsi qu'aux défis du secteur des foires et salons, confronté à la digitalisation. Il était temps de mettre une sauce un peu plus moderne et dynamique. Cela passe notamment par l'idée d'expérience. Un salon doit faire appel aux cinq sens. Ce qui n'est pas possible derrière une tablette ou un ordi ou dans les pages d'un magazine. Il faut sentir, voir, discuter avec les gens, goûter même… Nous voulons promouvoir l'expérience qui touche à l'humain", précise Frédéric François, qui cite, en exemple, deux nouveautés : 1 500 m² où seront aménagées quatre habitations pour que les visiteurs puissent s'y balader, ainsi qu'un espace dédié au do-it-yourself. "Cela existait il y a vingt ans mais avait disparu. Or les visiteurs apprécient ce type d'espaces", constate Frédéric François.
Énergie et connectivité
En vingt ans, il a vu le salon néanmoins évoluer pour consacrer de plus en plus d'espaces à l'aménagement, à la rénovation, aux thématiques liées à l'énergie - "et, entre autres, à la réduction de la facture énergétique qui préoccupe de plus en plus de Belges" -, à la connectivité… "Les demandes des visiteurs ont évolué. Il faut s'y adapter. Il faut organiser des séminaires, des activités…", souligne le patron de Fisa. "C'est un gros investissement pour nous, tant d'un point de vue humain que financier. Mais c'est indispensable. Un salon qui se borne à faire du stand est voué à disparaître."
