Le groupe Matexi a plus que doublé ses ventes en cinq ans
LIBRE IMMO | Depuis sa création en 1945, le constructeur a livré un foyer à plus de 41 000 familles. Dont près de 1 600 en 2019.

- Publié le 16-01-2020 à 13h11
- Mis à jour le 16-01-2020 à 13h12

LIBRE IMMO | Depuis sa création en 1945, le constructeur a livré un foyer à plus de 41 000 familles. Dont près de 1 600 en 2019.
LE DÉVELOPPEUR IMMOBILIER Matexi a clôturé 2019 sur un chiffre d'affaires de 486 millions d'euros, soit 80 millions de plus qu'en 2018 et plus du double de ses ventes d'il y a cinq ans (229 millions d'euros en 2014).
Dans les trois pays qu'il couvre (Belgique, Luxembourg et Pologne), il a livré non moins de 697 maisons et 726 appartements et vendu 164 parcelles de terrains constructibles. Sans parler des bureaux, commerces, restaurants et autres crèches qui sont de plus en plus souvent associés à ses projets. Depuis sa création en 1945, tous logements confondus, son offre a dépassé les 41 000 unités, presque autant que le marché résidentiel d'Uccle et deux fois plus que celui de Louvain-la-Neuve.
Leçon d'histoire immobilière
Le parcours immobilier de Matexi (Maatschappij Tot Exploitatie van Immobiliën) est assez exemplaire. La société, fondée par trois frères au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, a réussi à rebondir sur quasiment toutes les grandes tendances de l'immobilier.
Spécialisée à l'origine dans le rachat et la vente ou la location de terres de culture, elle bifurque, dès 1953, dans la foulée de l'exode des villes vers les vertes périphéries, dans la création de lotissements, entre autres sur certaines zones agricoles devenues à bâtir. Des ensembles qu'elle multiplie un peu partout en Belgique mais en se limitant à la vente des terrains à bâtir.
En 1973, Matexi va profiter du baby-boom d'après-guerre pour se lancer dans la construction de villas et de maisons unifamiliales. Les années suivantes la verront s'intéresser à la construction à ossature bois (1979), au clé sur porte (via la reprise du constructeur de villas Tradiplan en 1994), à la rénovation (dès 1996).
De plus en plus branchée sur la reconversion
En 2000, elle accompagne le retour en ville via la reprise partielle puis totale de Wilma Project Development, pionnière en redéveloppement urbain mixte et reconversion. "Depuis notre transition vers le développement de projets dans les centres-villes il y a plus de 20 ans, nous avons déjà transformé plus de 1,1 million m² de friches industrielles en des quartiers multifonctionnels et vivants", précise Gaëtan Hannecart, CEO de Matexi, cité dans le communiqué de la société. "Cela représente plus de 110 hectares, soit l'équivalent de plus de 220 terrains de football ! Avec nos projets de reconversion urbaine, nous contribuons substantiellement à la rénovation, au redéveloppement et à l'amélioration de l'efficacité énergétique de logements vieillissants et de sites à l'abandon."
Aujourd'hui, Matexi entame sa 75e année et se présente comme un développeur de quartiers toujours plus attentif à l'environnement (réseau de chauffage urbain, récupération de la chaleur…). "Entreprendre durablement, cela signifie tenir compte de l'avenir", conclut Gaëtan Hannecart. "Dans nos développements de quartiers, nous nous appuyons sur les 3 'P': Planet, People et Profit." Les uns n'allant désormais plus sans les autres.
L'Antwerp Tower, exemple phare de reconversion urbaine
Anvers. Matexi n'affiche pas seulement de bons chiffres mais peut se prévaloir aussi d'une foule de projets, dont une partie importante de rénovation-reconversion. À Anvers, l'entreprise s'est surtout concentrée sur l'ambitieuse reconversion urbaine de l'Antwerp Tower sur la place de l'Opéra (240 appartements dans la tour proprement dite et 14 200 m² de commerces, restaurants et bureaux dans le socle, avec 199 emplacements de parking en sous-sol). Un des éléments clés de l'architecture, signée par les bureaux néerlandais Wiel Arets et belge ELD Partnership, est d'avoir créé des fenêtres allant du sol au plafond pour conférer de la légèreté à l'ensemble et une sensation d'espace à l'intérieur. Les travaux ont débuté en 2017 ; 2019 a vu le 26e et dernier étage atteint ; la finalisation est prévue pour 2020.
Gand, Vilvorde et Hasselt. À Gand, l'année 2019 est celle du début des travaux à la caserne Léopold, un ancien complexe militaire que le promoteur redéveloppe pour en faire un quartier urbain (82 appartements, 10 maisons, un hôtel, des bureaux et une crèche). À Vilvorde, sur le site de 4Fonteinen qui comprendra, à terme, plus d'un millier d'appartements, 176 maisons, une école, 25 000 m² de commerces et d'espaces de restauration et 8 400 m² de bureaux, le chantier du nouvel ensemble Brughuis a commencé (réunissant 124 appartements et un supermarché). Tout a également été mis en œuvre l'an dernier dans le nouveau Quartier Bleu à Hasselt (392 appartements, 19 maisons, 25 800 m² de commerces et restaurants et 2 335 emplacements de parking) pour permettre l'ouverture des magasins au printemps 2020.
Liège. Matexi s'est par ailleurs adjugé deux grands projets à Liège : le Charbonnage du Hasard (80 maisons, 32 appartements, des commerces et des bureaux) et le volet résidentiel du projet Paradis Express (115 appartements et 2 000 m² pour les commerces, la restauration et les bureaux).
Pologne. Matexi a lancé avec succès la vente de son tout premier projet à Cracovie, l'Apartamenty Rogalskiego (34 appartements) et a finalisé le projet Czluchowska (70 appartements) à Varsovie.
