Immobilier haut de gamme : Bruxelles, une capitale à suivre
Dopée par un confinement moins strict que chez sa voisine Paris, la capitale belge séduit de plus en plus d'expatriés.
- Publié le 02-06-2022 à 12h24
- Mis à jour le 02-06-2022 à 14h50

Libre Immo | Le dossier
Avant Barcelone, Lyon et Montréal et juste après Prague, Budapest et Moscou, notre belle capitale est la 8e destination "à suivre" du Barnes City Index, qui indique là où vivre et investir demain. "Parmi ses avantages clés, citons sa localisation stratégique. Bruxelles est très bien connectée aux autres capitales et on est en à peine 1h30 à Paris, affirme Frédérique Pauporté, CEO de Barnes Bruxelles. C'est une plaque tournante avec de multiples influences. Par rapport à d'autres grandes villes européennes, elle reste à taille humaine et offre une vie culturelle et mondaine très appréciée."
L'étude de Barnes souligne également son alternance de quartiers en mouvement perpétuel et ses zones résidentielles calmes et boisées. Les biens les plus recherchés y sont les maisons avec grands jardins à 25 minutes maximum du centre, de préférence dans le sud de la ville.
Établi depuis sept ans à Bruxelles, le réseau Barnes est bien implanté dans le terreau belge. "Nous avons suivi de manière assez naturelle nos clients français venus s'installer en Belgique. C'est un marché très intéressant, riche de beaucoup de maisons avec jardins, beaucoup plus qu'à Paris intra-muros. Le Belge fortuné va plutôt choisir un grand terrain hors de Bruxelles, quand le Parisien va opter pour le cœur de ville. Une grande partie de nos clients à Bruxelles sont des Français. Ils recherchent un style de vie similaire à Paris avec des commerces et des services accessibles à pied", introduit Thibault de Saint Vincent, président et fondateur de Barnes. Populaire auprès d'une clientèle d'origine parisienne de longue date, Bruxelles a vu un afflux accru de nouveaux arrivants suite à la crise sanitaire. "A la sortie des confinements, la ville a connu un vrai boost, partage Frédérique Pauporté. Si on compare aux grandes villes françaises où il était interdit d'aller à plus d'un km de chez soi et où des laisser-passer étaient nécessaires, le confinement bruxellois était relativement agréable. De nombreux Français qui vivent ici rayonnent et témoignent de notre belle qualité de vie. On a assisté à de nouveaux regroupements familiaux, par exemple, l'arrivée de cousins ou de frères et sœurs."
Namur, Liège ou Charleroi
De manière générale, le marché belge haut de gamme connaît une belle vivacité. La demande surpasse toujours largement l'offre. Et Frédérique Pauporté de poursuivre : "Il y a eu une vraie accélération des transactions. On a vu beaucoup de changements de vie, des réorientations professionnelles, des restructurations patrimoniales, davantage de télétravail… Toutes ces évolutions ont un impact sur l'habitat. On recherche de la verdure, de la lumière, de nouveaux projets, de l'espace." Changement notable, de nombreux clients du réseau qui voyageaient énormément par le passé réduisent aujourd'hui leur temps passé à l'étranger, en weekend ou dans leur résidence secondaire. "Ils ont tendance à investir davantage dans leur domicile principal et consacrent plus de budget à leur projet de vie."
En dehors de Bruxelles, d'autres villes Belges se démarquent ces derniers mois. "Plusieurs villes ont le vent en poupe. Ainsi, les prix de Knokke-le Zoute ont déjà dépassé ceux de Bruxelles. On voit également beaucoup de transactions à Liège et Charleroi, des villes prisées par les investisseurs. Namur, réputée verte et dotée de biens de qualité, cartonne également en ce moment. Mons offre aussi de beaux rendements." Une constante quelle que soit la localisation : la rapidité demandée par les acheteurs. "Beaucoup de clients sont pressés et se décident très vite. Certains biens partent en un jour et il n'est pas rare de voir des files d'attente devant certaines propriétés". Évolution significative, la durée de la possession qui tend à se réduire. "On achète de moins en moins un bien pour plusieurs générations. On vise plutôt une tranche de vie. Ce n'est plus un tabou de vendre sa maison pour acheter plus petit ou plus pratique", achève Frédérique Pauporté.
